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Découvertes

Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft s'associent pour une éthique de l'intelligence artificielle

Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft s'unissent pour éviter que l'intelligence artificielle ne prépare une armée de robots prête à attaquer l'humanité.
Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft s'unissent pour éviter que l'intelligence artificielle ne prépare une armée de robots prête à attaquer l'humanité. VCG, Getty Images
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Google, Facebook, Amazon, Microsoft et IBM ont créé ensemble une organisation à but non-lucratif afin de promouvoir une éthique concernant les recherches et les applications en matière d'intelligence artificielle.

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Skynet dans "Terminator", Hal dans "2001, l'odyssée de l'espace", la matrice dans la trilogie "Matrix"… toutes ces intelligences artificielles (I.A.) de fiction ont un point commun : telles la créature de Frankenstein se retournant contre son créateur, elles se soulèvent contre l'Humanité et tente de nous détruire. La crainte des robots et de l'intelligence artificielle traverse l'histoire de la science-fiction d'Isaac Asimov à Douglas Adams.

Les avancées technologiques en la matière vont de pair avec la peur de voir ces scénarios catastrophes devenir réalité. Si des personnes aussi éminentes que l'entrepreneur Elon Musk ou Stephen Hawking s'en méfient, pourquoi pas nous aussi ?

VOIR AUSSI : Google, Apple, Microsoft ou encore Comcast font équipe contre les arnaques des robots d’appels

Même s'ils n'ont sans doute pas des robots-tueurs en tête, Amazon, Facebook, Google, IBM et Microsoft ont décidé d'unir leurs forces en créant une organisation à but non-lucratif, "Partnership on Artificial Intelligence to Benefit People and Society" (partenariat pour l’intelligence artificielle au bénéfice des citoyens et de la société). Leur but : travailler au développement d'une éthique et de bonnes pratiques en matière d'I.A.

L'organisation devrait "œuvrer à améliorer la compréhension du public sur les technologies d'intelligence artificielle et à formuler les meilleures pratiques sur les défis et les opportunités de cette discipline", ont indiqué les partenaires dans un communiqué commun.

Les cinq partenaires ont prévu de travailler sur trois axes. Premièrement, ils souhaitent mettre en place des bonnes pratiques en matière de recherche en y incluant entre autres : l'éthique, la transparence et le respect de la vie privée. Deuxièmement, ils souhaitent "éduquer et être à l'écoute" du grand public sur cette question en l'aidant à avoir moins peur de cette technologie. Enfin, l'organisation souhaite créer une plateforme permettant aux chercheurs et aux principaux acteurs du marché de communiquer facilement.

Chaque entreprise de cette bande des cinq travaille déjà activement sur des intelligences artificielles. IBM a mis au point Watson et Amazon, Alexa. Google développe son programme Deepmind à l'origine de l'Alphago qui s'est illustré en battant le champion du monde du jeu de go, début 2016. Microsoft dispose d'ores et déjà de Cortana, son assistant vocal ainsi que de quelques chatbots plus ou moins sympathiques. Enfin, Facebook repose en grande partie sur une intelligence artificielle pour l'organisation du fil d'actualités ou la reconnaissance faciale.

Des absents de taille

L'absence de deux acteurs du marché, et non les moindres, interpellent cependant : Elon Musk, qui malgré ses réticences travaille activement sur le sujet avec Open A.I. Et surtout, Apple qui est tout de même le créateur de l'intelligence la plus connue au monde, mais peut-être pas la plus avancée : l'inénarrable Siri.

The Guardian a interrogé Eric Horwitz, un des cadres de Microsoft qui dirige pour le moment le projet. Il a révélé que le groupe avait été en discussions avec la firme à la pomme : "Je sais qu'ils sont enthousiastes à propos de cette initiative et j'espère personnellement qu'ils vont nous rejoindre."

Des absents qui pourraient donc finir par rejoindre la dream team anti-robots meurtriers puisque le but de ce "partenariat sur l'intelligence artificielle" est à terme d'inviter le maximum d'acteurs à participer à l'effort de guerre.

Évidemment, ces scénarios pessismistes ne sont pas les seuls possibles. Après tout, en 2013, le film "Her" de Spike Jonze nous laissait miroiter une histoire d'amour avec une intelligence artificielle à la voix de Scarlett Johansson. Faites l'amour pas la guerre.

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