Accéder au contenu principal

Le chef des Casques blancs syriens lance un appel à l'aide

Raed Saleh, le chef des Casques blancs syriens.
Raed Saleh, le chef des Casques blancs syriens. Yuri Gripas, AFP

À New York, le chef des Casques blancs syriens a décrit à France 24, mercredi, le quotidien de ceux qui aident les populations prises aux pièges des combats entre l'armée et l'opposition. Selon lui, la partie est d'Alep meurt sous les bombes.

PUBLICITÉ

À des milliers de kilomètres de la Syrie, Raed Saleh, le chef des Casques blancs syriens, une organisation humanitaire qui se veut apolitique et participe aux secours dans des zones tenues par l'opposition syrienne, est venu à New York plaider la cause des bénévoles de la "Défense civile syrienne".

"Nous sommes abandonnés", a-t-il confié mercredi 28 septembre à France 24 alors que 122 Casques blancs continuent de travailler sous les bombes dans Alep assiégée, après l'échec la semaine dernière d'une énième tentative de cessez-le-feu.

"En Syrie ces jours-ci, notre situation est différente de celle des autres pays du monde. Dans les autres pays, une croix ou un croissant indiquent la présence des hôpitaux, pour éviter que ces structures ne soient bombardées", explique-t-il. "En Syrie, même les ambulances sont repeintes comme des voitures ordinaires pour éviter d'être détectées et visées par les avions militaires".

>> À lire sur France 24 : "Deux grands hôpitaux d'Alep ont été bombardés"

Pour les ONG et des habitants, les bombardements sur Alep sont des attaques délibérées du régime syrien et de son allié russe et visent à annihiler les infrastructures encore en service dans les secteurs assiégés qui manquent déjà de tout et vivent sous une pluie de bombes.

Les Casques blancs, qui viennent de remporter le prix Right Livelihood, un "Nobel alternatif" décerné par une fondation suédoise, sont composés d'anciens professeurs, boulangers, ingénieurs, étudiants. Ses membres ont un principe : la neutralité, mais ils sont parfois pris pour cible par le régime.

"Ces gens peuvent se faire massacrer"

La deuxième ville de Syrie est divisée depuis 2012 entre des quartiers ouest contrôlés par le régime du président Bachar al-Assad et des zones est rebelles. Selon Raed Saleh, Alep-est ne tiendra "pas plus d'un mois" en raison de la destruction des services publics. "Il n'y aura plus d'eau, plus d'électricité, plus de carburant et les hôpitaux ne pourront plus continuer à fonctionner", a-t-il également déclaré à l'AFP

Et si la ville tombe, ses habitants risquent un "massacre", s'alarme le chef des Casques blancs syriens."Les populations civiles saisiront la moindre occasion pour s'enfuir. Mais sans aucune garantie d'avoir un minimum de sécurité et de protection", ajoute-t-il. "Nous sommes très inquiets : ces gens peuvent se faire massacrer, enlever ou arrêter".

Raed Saleh s’inquiète aussi du sort réservé aux bénévoles de la défense civile syrienne si les quartiers rebelles d’Alep tombent aux mains du régime. "Ils vivent dans les mêmes conditions que les autres civils. Je suis convaincu que le régime fera tout pour les assassiner ou les appréhender" ajoute-t-il.

Malgré tout, il conclut que les casques blancs syriens resteront fidèles à leur mission : "Nous n’abandonnerons pas". Selon les chiffres publiés par leurs soins, ces bénévoles ont sauvé plusieurs dizaines de milliers de personnes blessées ou ensevelies dans les zones tenues par les rebelles.

La guerre en Syrie a débuté en 2011 après la répression sanglante de manifestations prodémocratie. Elle a fait plus de 300 000 morts.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.