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Espagne : désavoué par le siens, le chef du Parti socialiste Pedro Sanchez démissionne

Pedro Sanchez, chef du Parti socialiste espagnol, a démissioné samedi 1er octobre.
Pedro Sanchez, chef du Parti socialiste espagnol, a démissioné samedi 1er octobre. Javier Soprano, AFP

Le chef du Parti socialiste espagnol Pedro Sanchez a annoncé samedi sa démission, après avoir été mis en minorité au sein de son parti. Ses opposants souhaitaient qu'il lève son véto à un nouveau gouvernement du conservateur Mariano Rajoy.

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C'est une annonce qui ouvre la voie à un déblocage de la crise politique qui dure depuis 9 mois en Espagne. Le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE) Pedro Sanchez a annoncé samedi 1er octobre sa démission.

Pedro Sanchez, 44 ans, a annoncé cette décision aux membres du comité fédéral, sorte de parlement du parti, après avoir été mis en minorité lors d'un vote clôturant une journée de débats houleux.

Mercredi, une partie de son équipe avait démissionné pour forcer son départ.

Ses opposants au sein du parti souhaitaient notamment qu'il lève son véto à un nouveau gouvernement du conservateur Mariano Rajoy. Ils lui reprochaient aussi les mauvais résultats électoraux du PSOE.

Ses partisans estimaient au contraire qu'il était préférable de faire barrage au Parti populaire de Mariano Rajoy, même si cela prolongeait le blocage du pays.

"Ce soir, le parti socialiste est au plus mal et on a du mal à imaginer comment il pourra se relever", a analysé la correspondante de France 24 à Madrid, Marie Bolinches.

L'objectif des socialistes : empêcher la tenue de nouvelles élections

"Les partisans de remettre le gouvernement au Parti populaire s'imposent au sein du PSOE", a immédiatement réagi sur son compte Twitter Pablo Iglesias, le chef du parti de gauche radicale Podemos (gauche radicale).

Pedro Sanchez, lui, envisageait depuis plusieurs semaines de former un gouvernement avec Podemos.

"L'objectif pour les socialistes est dorénavant d'empêcher coûte que coûte la tenue de nouvelles élections qui auraient lieu en décembre, parce que les sondages prévoient le renforcement des conservateurs du Parti populaire et un effondrement du PSOE. Podemos pourrait alors devenir, devant les socialistes, la deuxième force politique du pays", poursuit Marie Bolinches.

Avec AFP

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