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Gabon : un nouveau gouvernement sans ténor de l'opposition

Le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issoze Ngondet, lors de l'annonce du nouveau gouvernement, le 2 octobre.
Le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issoze Ngondet, lors de l'annonce du nouveau gouvernement, le 2 octobre. Steve Jordan, AFP

Malgré la volonté affichée de jouer l'ouverture, le nouveau gouvernement gabonais annoncé dimanche par le Premier ministre Emmanuel Issoze Ngondet, ne compte aucun ténor issu des rangs du camp Jean Ping, qui conteste la réélection d'Ali Bongo.

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Le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé, dimanche 2 octobre, la formation d'un gouvernement marqué par l'absence de toute figure de l'opposition liée à Jean Ping, après la réélection contestée d'Ali Bongo Odimba à la présidence.

Le seul représentant de l'opposition à figurer dans le gouvernement est Bruno Ben Moubamba, arrivé troisième lors du vote du 27 août, loin derrière Jean Ping et Ali Bongo. Autre fait remarquable : le ministère de la Défense est rattaché au secrétaire général de la présidence, un proche du chef de l’État.

>> À lire sur France 24 : Issoze Ngondet, nouveau Premier ministre du Gabon, promet "un gouvernement d’ouverture"

L'équipe composée de 40 membres se voulait "largement ouverte aux forces vives de la nation" et compte un peu plus de 30 % de femmes, a précisé le Premier ministre lors d'un point presse organisé au palais présidentiel après plusieurs jours de tractations.

D'autres hommes-clés restent au gouvernement comme le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication Alain-Claude Bilie-By-Nze, reconduit, ou l'ancien ministre de l'Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya, nommé aux Affaires étrangères.

Crève-la-faim

"C'est donc cela ‘l'ouverture’ ? La montagne a visiblement accouché d'une souris [...]. Ils ont juste récupéré les crève-la-faim", s’est moqué le directeur de communication de Jean Ping, Jean-Gaspard Ntoutoume Emane.

>> À voir dans le Journal de l'Afrique : "Gabon : la CPI annonce l'ouverture d'un examen préliminaire"

Le chef de l'État sortant Ali Bongo, 57 ans, a prêté serment, mardi, pour un deuxième septennat, après la confirmation par la Cour constitutionnelle de sa victoire contestée par son rival Jean Ping, qui refuse "tout dialogue".

Le Gabon a connu un pic de violences de 48 heures, après la proclamation des résultats provisoires en faveur du président Bongo le 31 août. Les violences ont fait trois morts, selon le gouvernement, et plusieurs dizaines d'après l'opposition, tandis que des centaines de personnes avaient été arrêtées début septembre.

Avec AFP et Reuters

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