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Dans la presse

"Et si l'Etat faisait bâtir 300 tours Eiffel ?"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 5 octobre, le «tollé», à droite et à gauche, suscité par la décision du gouvernement d’acheter 15 rames de TGV pour sauver le site Alstom de Belfort, la campagne pour 2017, et la lutte contre la radicalisation des jeunes.

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A la Une de la presse française, ce matin, le «tollé» provoqué par la décision du gouvernement d’acheter 15 rames de TGV pour des lignes ferroviaires classiques.
 
Cette mesure inédite pour sauver les 410 emplois de l’usine Alstom de Belfort, est présentée comme un «bricolage» par les Echos. Le quotidien, qui a sorti la calculette, évoque des coûts d’achat et d’exploitation «nettement supérieurs à ceux des trains classiques» et une opération qui représenterait une subvention indirecte de plus d’un million d’euros par emploi. L’occasion pour le journal d’exhumer cette histoire que se racontaient les cheminots de père en fils  - une histoire remise au goût du jour, avec le gouvernement dans le rôle du polytechnicien: «Il y a une vraie différence entre un train et un polytechnicien: quand le train déraille, il s’arrête. Pas le polytechnicien». «L’Etat déraille», répète le Figaro, qui  critique un plan «insolite» à 7 mois de la présidentielle, la manifestation d’un «électoralisme à très grande vitesse», qui ne pourra que susciter «les rancoeurs» de ceux que l’Etat ne sauvera pas – contribuant à gonfler encore un peu les rangs du Front national.
 
Le site belfortain d’Alstom vient d’être sauvé, mais «à quel prix?», demande l’Opinion. A la Une, le dessin de Kak montre François Hollande filant à toute vitesse sur des rails posés in extremis, par le très ingénieux Gromit. Une scène empruntée au dessin animé «Wallace et Gromit», supposée représenter l’improvisation qui tiendrait lieu de politique industrielle gouvernementale. «Le sauvetage d'Alstom par l'achat de rames de TGV pour des lignes inter-cités pourrait donner des idées à bien d'autres secteurs en difficulté. Courage, achetons!», ironise Slate, qui propose, notamment, que l’Etat, pour sauver l’acier français et les vallées lorraines, (refasse) mille tours Eiffel.
 
Pas beaucoup d’enthousiasme non plus à gauche. Que se passera-t-il après 2017?, demande l’Humanité, qui dénonce également «un sauvetage express, sans stratégie industrielle». «Cette fois, personne ne pourra reprocher à François Hollande d’avoir lâché son constructeur national, comme il l’avait fait à Florange avec les ArcelorMittal,  mais (son plan) conçu à la va-vite donne un sentiment de médiocrité et de sauvetage temporaire, comme si l’urgence électorale constituait l’unique boussole, comme si l’Etat-actionnaire cédait au chantage à l’emploi pratiqué par des entreprises roulant sur l’or». «Peut-on sauver nos usines?», s’interroge Libération, qui veut croire que les usines françaises «bougent encore», rappelant qu’une étude publiée hier tend à monter que la France se trouve à un «moment de bascule», dans la mesure où depuis six mois, il se crée davantage d’usines qu’il n’en ferme.
 
A droite, la campagne pour la présidentielle se poursuit. Le duel s’annonce serré entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Le Parisien raconte la «guéguerre» qui oppose les deux candidats à la primaire, comment tous deux «se marquent à la culotte» au point de se disputer les mêmes salles , comme à Marseille, où Alain Juppé avait prévu d’assister à une réunion publique le 27 octobre, date à laquelle Nicolas Sarkozy a finalement décidé d’y tenir lui aussi un meeting. Emmanuel Macron, qui lui n’est pas candidat, ou du moins pas encore, était quant à lui hier à Strasbourg, pour dévoiler «ses premières  mesures pour revivifier la démocratie», d’après le Parisien, toujours - qui relève que François Hollande doit lui aussi prononcer un discours sur la démocratie, demain. Que recommande son ex-ministre de l’Economie? De recourir davantage aux outils démocratiques, comme la proportionnelle, les contrôles citoyens, ou les enquêtes parlementaires, pour « destabiliser » le «système», d’après les Echos. Pas encore un programme, estime l’Obs, qui explique qu’Emmanuel Macron tente surtout pour l’instant de «faire durer le désir», et «tenir la dragée haute à ses rivaux, en saturant la scène médiatique».
 
On termine par un coup d’œil à la Croix. A l’occasion de la sortie du film «Le ciel attendra», en salle ce mercredi, le journal est parti en reportage à Strasbourg, dans une cellule de détection de radicalisation des jeunes, qui suit actuellement 132 personnes. La lutte contre ce phénomène reste difficile, rappelle le quotidien, auquel une magistrate a fait part de la nécessité d’agir rapidement, dès les premiers signes.
 
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