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Cameroun : RFI demande la relaxe de son correspondant Ahmed Abba

Handout / RFI / AFP

Les avocats d'Ahmed Abba, journaliste camerounais de RFI jugé pour complicité présumée avec Boko Haram, ont exigé mercredi sa relaxe lors de la reprise de son procès à Yaoundé. Ils étaient appuyés par Cécile Mégie, directrice de RFI.

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Mercredi 5 octobre à Yaoundé, le procès d'Ahmed Abba, journaliste camerounais pour Radio France Internationale (RFI), jugé pour complicité présumée avec le groupe jihadiste Boko Haram, a repris. Ses avocats ont exigé sa relaxe, appuyés par Cécile Mégie, directrice de RFI venue de France.

"Nous vous demandons d'acquitter purement et simplement M. Ahmed Abba", a lancé Clément Nakong, l'un des avocats du journaliste, devant le tribunal militaire de Yaoundé. Les juges ont renvoyé le procès au 19 octobre pour se prononcer sur cette demande.

"Aucune preuve de sa culpabilité n'est apportée"

Présente pour la première fois au procès, Cécile Mégie a appuyé cette demande devant des journalistes : "Il nous a semblé que, plus d'un an après, la direction de RFI que j'incarne était un poids, un soutien supplémentaire pour Ahmed Abba. Nous sommes convaincus de l'innocence d'Ahmed Abba. L'audience d'aujourd'hui nous a montré qu'encore une fois, aucune preuve de sa culpabilité n'est apportée".

Arrêté le 30 juillet 2015, le correspondant en langue haoussa de la radio est poursuivi pour "complicité d'actes de terrorisme" en lien avec les jihadistes nigérians de Boko Haram et "non-dénonciation des actes de terrorisme".

Ahmed Abba, qui a toujours clamé son innocence, risque la peine de mort, prévue par une loi controversée de lutte contre le terrorisme en vigueur depuis fin 2014.

"Professionnellement, il est irréprochable", a souligné Cécile Mégie. "La production qu'Ahmed Abba a diffusée sur les antennes de RFI (en langue haoussa) a été entièrement traduite. Dans l'ensemble de sa production, il n'y a pas une virgule qui montre la moindre empathie pour des actes de terrorisme".

Trois autres journalistes camerounais comparaîtront vendredi devant le tribunal militaire de Yaoundé pour des faits allégués de non-dénonciation d'actes portant atteinte à la sûreté de l'État.

Avec AFP
 

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