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Présidentielle américaine : Trump contraint de s'excuser pour des propos machistes

"Je n'ai jamais dit que j'étais une personne parfaite", a déclaré Donald Trump après la diffusion des propos machistes tenus en 2005.
"Je n'ai jamais dit que j'étais une personne parfaite", a déclaré Donald Trump après la diffusion des propos machistes tenus en 2005. AFP Archives

Révélés par plusieurs médias, des propos machistes tenus en 2005 par Donald Trump suscitent une vague de réactions outrées chez les ténors républicains, qui se désolidarisent de leur candidat. Contre toute attente, l'intéressé s'est excusé.

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C’est un fait suffisamment rare pour être noté : Donald Trump a présenté des excuses. La cause ? Des déclarations machistes évoquant des comportements proches du harcèlement sexuel. Propos que l’actuel candidat républicain à la Maison blanche avait tenus en 2005 mais que le Washington Post a divulgués vendredi 7 octobre. "Je n'ai jamais dit que j'étais une personne parfaite", a déclaré Donald Trump dans une vidéo diffusée sur Facebook au milieu de la nuit de vendredi à samedi. "Ceux qui me connaissent savent que ces paroles ne reflètent pas qui je suis. Je l'ai dit : j'avais tort et je m'excuse".

"Donald Trump est plus que jamais esseulé chez les républicains"

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La vidéo en question fait partie de chutes d'images filmées par NBC en septembre 2005 pour une émission et divulguées vendredi par le Washington Post, puis par NBC. Alors homme d'affaires et vedette de télévision, Donald Trump est enregistré à son insu en train de décrire sa façon d'approcher les femmes qui l'attirent.

Une actrice et des Tic-Tac

"Quand on est une star, elles nous laissent faire. On fait tout ce qu'on veut", dit Donald Trump. Un pouvoir qui inclut la possibilité d'"attraper" les femmes par le sexe, dit-il en employant un terme beaucoup plus cru. À l'époque, il n'est qu'un milliardaire à la réputation de coureur de jupons, accusé mais jamais condamné pour harcèlement sexuel. Il a épousé sa troisième femme, Melania Knauss, huit mois plus tôt.

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Dans la vidéo, le magnat raconte aussi à son acolyte une tentative infructueuse de séduire une femme. "J'ai essayé mais j'ai échoué", dit Donald Trump. "J'ai essayé de me la faire, elle était mariée", ajoute-t-il, en employant là encore un mot vulgaire pour l'acte sexuel.

Puis les deux hommes aperçoivent une actrice qui les attend à l'extérieur. "Il faut que je prenne des Tic-Tac au cas où je l'embrasse, dit-il. Je suis automatiquement attiré par les belles... je les embrasse tout de suite, comme un aimant. Je les embrasse, je n'attends même pas."

Le camp républicain "écœuré"

Dans son message d'excuse, Donald Trump a organisé la contre-attaque en rappelant le passé du mari de son adversaire, Bill Clinton. "J'ai dit des choses bêtes mais il existe une grande différence entre les mots et les actes d'autres gens. Bill Clinton a réellement maltraité des femmes, et Hillary a harcelé, attaqué, humilié et intimidé ses victimes. Nous en parlerons dans les prochains jours", promet le candidat.

Reste que son rarissime acte de contrition est à la mesure de la panique au sein du camp républicain. Les élections présidentielle et législatives ont lieu simultanément dans un mois et de nombreux républicains craignent que le milliardaire n'emporte avec lui tout le parti. Toute la soirée, les condamnations de ténors se sont succédé, dont Jeb Bush, Mitt Romney, Ted Cruz, Marco Rubio et d'autres élus.

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"Je suis écœuré par ce que j'ai entendu aujourd'hui", a déclaré Paul Ryan, l'homme fort du Congrès, en annulant la participation de Donald Trump à un rassemblement dans son État du Wisconsin samedi. Le gouverneur républicain de l'Utah, Gary Herbert, et l'élu du Congrès Jason Chaffetz sont allés plus loin en annonçant qu'ils ne voteraient pas pour Donald Trump, sans aller jusqu'à soutenir Hillary Clinton.

Mais très peu de personnalités républicaines ont appelé au retrait du candidat du scrutin, une éventualité de toute façon peu réaliste car le vote anticipé a déjà commencé dans plusieurs États.

Avec AFP

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