YÉMEN

L'ex-président yéménite Saleh appelle à la mobilisation à la frontière yéméno-saoudienne

Des Yéménites, samedi 8 octobre, lors des funérailles de victimes d'un raid aérien de la coalition arabe.
Des Yéménites, samedi 8 octobre, lors des funérailles de victimes d'un raid aérien de la coalition arabe. AFP

Au lendemain de raids meurtriers à Sanaa, attribués à la coalition arabe menée par Riyad, l'ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh a appelé, dimanche, à la mobilisation des milices rebelles à la frontière de l'Arabie saoudite, son ancien alliée.

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Alors que des milliers de manifestants ont défilé au Yémen, dimanche 9 octobre, pour dénoncer les raids aériens ayant fait 140 morts la veille à Sanaa, l'ex-président Ali Abdallah Saleh, allié aux rebelles chiites houthis, a appelé à la mobilisation à la frontière avec l'Arabie saoudite pour "venger" les victimes des attaques de la coalition arabe dirigée par Riyad et qui soutient les forces loyalistes.

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Parlant sur un ton particulièrement belliqueux à l'égard du régime saoudien, son ancien allié qu'il qualifie aujourd'hui de "réactionnaire" et "rétrograde", l'ancien chef d'État a exhorté ses compatriotes, dans une allocution télévisée dont le lieu exact n'a pas été précisé, à "affronter cette flagrante agression tyrannique par tous les moyens". Un appel qui intervient au lendemain de la mort de 140 personnes dans des frappes aériennes de la coalition sur la capitale Sanaa, contrôlée par les rebelles.

Ali Abdallah Saleh, qui reste influent dans son pays quatre ans après son départ du pouvoir sous la pression de la rue, a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à "prendre des décisions contraignantes pour mettre fin à cette agression barbare des Saoud (la famille régnante en Arabie, NDLR) et de leurs alliés".

"La France, profondément choquée, condamne fermement l'attaque à Sanaa (...) Elle demande une enquête indépendante sur cette attaque, afin d'en identifier les auteurs", a indiqué dans un communiqué le porte-parole du ministère, Romain Nadal.

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La France appelle en outre "l'ensemble des parties au conflit à respecter strictement le droit international humanitaire", a-t-il poursuivi, ajoutant que "ce massacre souligne une nouvelle fois l'urgence d'une solution politique, afin de mettre un terme à la guerre au Yémen".

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La coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite et formée de huit autres pays arabes, est intervenue en mars 2015 au Yémen pour enrayer la progression des rebelles houthis et de leurs alliés, les partisans de M. Saleh, face aux troupes loyales au gouvernement reconnu internationalement. Les rebelles cherchaient à prendre le contrôle de l'ensemble du pays après avoir conquis en septembre 2014 Sanaa puis des pans entiers du territoire yéménite.

Délogés du sud du pays à l'été 2015, les Houthis et leurs alliés contrôlent toujours de larges zones dans le nord et l'ouest du Yémen, le pays le plus pauvre de la Péninsule arabique. Ce conflit a fait environ 6.700 morts, en majorité des civils, et déclenché une grave crise humanitaire, selon l'ONU.
 

Avec AFP

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