Accéder au contenu principal
Dans la presse

"Frankentrump"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 10 octobre, la mauvaise passe traversée par le candidat républicain à la présidentielle Donald Trump, après la diffusion d’une vidéo où il tient des propos obscènes sur les femmes, le Liban débordé par les réfugiés syriens, la campagne pour la primaire de la droite, et l’agression de quatre policiers en banlieue parisienne, samedi.

PUBLICITÉ

Le + : Recevez tous les matins la Revue de presse de France 24 sur votre iPhone ou sur tout autre mobile. Et également sur votre PC en devenant fan sur Facebook

À la une de la presse française, lundi matin, la mauvaise passe traversée par le candidat à la présidentielle américaine Donald Trump, qui a débattu cette nuit pour la deuxième fois avec sa rivale, Hillary Clinton.

Il est trop tôt pour dire si sa prestation de cette nuit, jugée plutôt "réussie" par les commentateurs, permettra d’effacer l’exhumation de la vidéo très embarrassante, diffusée en fin de semaine dernière, où le candidat républicain est entendu tenant des propos obscènes sur les femmes. Donald Trump "échappe désormais à tout contrôle", annonce Libération – qui le compare à la créature de Frankenstein, dans le roman de Mary Shelley. "Frankentrump", titre le journal, précisant qu’une quarantaine d’élus du Parti républicain, dont l’ancienne secrétaire d’État Condoleeza Rice et le sénateur John McCain, ont décidé de retirer leur soutien au milliardaire, après la publication de cette vidéo.

Les Échos évoquent un parti "au bord de l’explosion", et des élus républicains fuyant en masse le navire Trump, pour sauver leur majorité au Congrès, dont une partie doit également être renouvelée le mois prochain. Donald Trump parviendra-t-il à éteindre le scandale créé par ses propos ? Ça, on ne le sait pas encore, mais l’affaire a en tout cas réussi à éclipser la série d’e-mails publiés vendredi par WikiLeaks, révélant des passages des discours tenus par Hillary Clinton dans les banques de Wall Street après sa démission du département d’État en 2012 – des discours dont elle a toujours refusé de publier le verbatim mais où elle apparaîtrait comme beaucoup plus favorable au libre-échange et plus accommodante avec les banques qu’elle ne le déclare ces derniers temps, relève l’Obs, qui ironise sur ce que dit la candidate démocrate à Wall Street "quand personne n’écoute".

Hillary Clinton et Donald Trump ont abordé les questions de politique étrangère, notamment la Syrie. L’une des innombrables conséquences de ce conflit est la fuite de millions de réfugiés, dont une bonne partie est accueillie au Liban, rappelle la Croix, qui rapporte qu’un habitant sur quatre pays est désormais un réfugié syrien. "Comme si la France en accueillait 16 millions", compare le journal, en évoquant un pays "au bord de la rupture" - même si l’ambassade française précise que le Liban a reçu 1,3 milliard d’euros d’aide internationale en 2015, ce qui en fait le pays le plus aidé au monde par habitant. "Mais la manne financière ne suffit plus à calmer les esprits", raconte la Croix, qui ajoute que le ministre du travail libanais a récemment exposé un plan de retour "dans des zones relativement sécurisées en Syrie" de plus d’un million de personnes sur deux ans. En attendant, la France continue d’œuvrer en faveur d’une issue diplomatique, pour mettre un terme aux massacres, notamment à Alep, mais se heurte toujours à l’opposition de la Russie, d’après Libération. Le quotidien rappelle que Moscou a posé la semaine dernière un veto au Conseil de sécurité de l’ONU à la résolution française appelant à une cessation des bombardements sur la deuxième ville syrienne. La France, qui "oublie", en revanche, de se montrer "virulente" sur le Yémen, relève encore Libération, en évoquant "le très sec communiqué" du Quai d’Orsay publié dimanche après la mort de plus de 140 personnes, samedi, lors d’une attaque aérienne à Sanaa, la capitale. Les rebelles houtis ont attribué ce massacre à la coalition dirigée par l’Arabie saoudite. "Quelles seraient donc les raisons de la tiédeur française à condamner Riyad ?", s’interroge Libé. "Y aurait-il des raisons d’établir un parallèle avec les excellentes relations qu’entretiennent la France et l’Arabie saoudite en matière de ventes d’armes ?".

En France, Alain Juppé creuse l’écart, dans les sondages, avec son rival à la primaire du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy. D’après Le Figaro, le maire de Bordeaux obtiendrait 42 % des voix au premier tour, devant l’ancien chef d'État, crédité de 28 %. Nicolas Sarkozy, lui, s’est posé hier au Zénith de Paris en unique porte-parole de "la majorité silencieuse", sans citer une seule fois le nom de son rival, selon Le Figaro, qui revient sur sa proposition de convoquer deux référendums s’il était élu, une sur le regroupement familial, et l’autre sur les fichés S. "Une arme de rélégitimation massive", d’après le journal, qui se demande toutefois si "réduire l'appel au référendum  à un simple coup tactique" est réellement "le plus efficace pour renverser  le cours de la primaire".

Un mot, pour terminer, sur l’attaque dont ont été victimes quatre policiers, samedi, dans l’Essonne, en banlieue parisienne. L’un d’entre eux est entre la vie et la mort. Le Parisien dénonce "d’inadmissibles zones de non droit", demandant à ce que personne ne se "voile la face" sur leur existence.

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

 

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.