FRANCE

Primaire à droite : les centristes font bloc derrière Alain Juppé

Patrick Hertzog, AFP

Déjà soutenu par François Bayrou, Alain Juppé reçoit le soutien de nombreux centristes, du Parti radical à l'UDI. De quoi consolider son avance, à cinq semaines de la primaire de la droite et du centre.

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Alain Juppé pourrait bien consolider son avance, à cinq semaines de la primaire de la droite. Déjà fort du soutien de François Bayrou, le maire de Bordeaux, candidat à la présidentielle, se voit rallier par de nombreux centristes, du Parti radical à l'UDI.

Le Parti radical, plus vieux parti de France, a annoncé mercredi son soutien au maire de Bordeaux, qui prône le rassemblement de la droite et du centre depuis son entrée en campagne en août 2014.

Soutien de l'UDI

"On fera campagne avec Alain", a affirmé le président du parti, Laurent Hénart, maire de Nancy, pour qui l'ancien Premier ministre est le plus à même de "garantir l'alternance"et "de battre les extrémistes de droite comme de gauche".

Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI, qui avait semé le trouble début septembre en tendant la main à Emmanuel Macron, appelle lui aussi désormais les centristes à voter "massivement" à la primaire en faveur du maire de Bordeaux.

En mars, l'UDI avait décidé en congrès de ne pas participer à la primaire, c'est-à-dire de ne pas présenter de candidat centriste. En cause : l'absence d'accord avec Les Républicains sur une plateforme commune et des investitures aux législatives.

"La force du mouvement, de la réconciliation et du courage"

Dans une tribune publiée jeudi dans Le Monde, cosignée par 600 élus UDI dont 46 parlementaires, il annonce en effet officiellement son soutien à Alain Juppé, qui "incarne la force de l'optimisme nécessaire à toute évolution, la force du mouvement, de la réconciliation et du courage".

Le patron des députés UDI, Philippe Vigier, avait officialisé son soutien la semaine dernière. Le fils de l'ancien président VGE, l'ancien député Louis Giscard d'Estaing, l'a fait lundi.

Faisant le pari d'une primaire qui se joue au centre, contrairement à Nicolas Sarkozy qui mise sur un électorat plus à droite, l'ancien Premier ministre a tout intérêt à avoir le maximum de centristes à ses côtés, autant de relais susceptibles de mobiliser les électeurs en vue du scrutin des 20 et 27 novembre.

Des ralliements à mettre en parallèle avec la volonté des centristes de retrouver enfin un grand groupe parlementaire. 

Avec AFP

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