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Dans la presse

"Le Royaume-Uni ne dit pas 'welcome' aux réfugiés mineurs"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 18 octobre, les premières heures de l’offensive des forces irakiennes et de la coalition internationale pour reprendre Mossoul, le fief de l’organisation État islamique, une lettre de Bernard Cazeneuve adressée au Royaume-Uni, et la très étrange fin de campagne de Donald Trump.

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Cette revue de presse internationale commence en Irak, où la bataille de Mossoul a débuté, lundi.

L’avancée des forces de sécurité kurdes, positionnées à l’est de la ville, fait la une du Wall Street Journal, qui rapporte que des unités spéciales de l’armée américaine se trouvent aussi sur le terrain pour appuyer  les troupes irakiennes, dont la victoire sur le groupe État islamique "ne fait guère de doute", d’après L’Orient Le Jour. Le quotidien libanais rappelle les craintes des ONG de voir le 1,5 million d’habitants de Mossoul subir "un désastre humanitaire", relevant aussi que la participation de certaines forces, comme les peshmerga et les milices chiites, pourrait "modifier profondément la mosaïque confessionnelle" dans la plaine de Ninive. Ces inquiétudes sont partagées par la presse arabe, qui nous livre ce matin une série de dessins. Dans Al Hayat, quotidien panarabe basé à Londres, on voit un jihadiste dans la ligne de mire, et un habitant qui appelle à l’aide, caché derrière lui. Et c’est encore une civile, qui pleure dans le dessin du journal jordanien Al Ghad, symbolisant Mossoul saisie par l’angoisse du sort qui l’attend. Quant aux jihadistes, rappelle un autre quotidien panarabe de Londres, Al Quds, la crainte qu’ils suscitent aussi, c’est qu’ils puissent fuir Mossoul pour aller prospérer, proliférer ailleurs.

À noter également mardi matin, l’appel de Bernard Cazeneuve, qui demande au Royaume-Uni d'assumer ses responsabilités dans l'accueil des mineurs isolés de la "jungle" de Calais. Dans une tribune publiée par The Guardian, le ministre de l’Intérieur rappelle que "le gouvernement britannique s'est engagé à accompagner la solution de cette crise" et il faut à présent qu’il "accentue cet effort, afin que chaque mineur isolé puisse bénéficier d'une protection juste et durable". "À plus long terme, conclut Bernard Cazeneuve, ni le Royaume-Uni, ni la France, ne peuvent abdiquer leurs responsabilités à l'égard de la crise migratoire que subit globalement l'Europe."

Une dizaine de mineurs de Calais ont finalement retrouvé leurs proches, hier, au Royaume-Uni, dans le cadre du regroupement familial. Des dizaines d’autres devraient suivre dans les jours qui viennent, d’après The Guardian, qui dénonce pour sa part la façon dont le ministère de l’Intérieur britannique a jusqu’à présent géré ce dossier - en traînant les pieds, en faisant obstruction, presque, à l’accueil des mineurs isolés de Calais. "Il faut faire plus", plaide le journal, qui estime que les 14 mineurs accueillis hier représentent une quantité "infinitésimale" des quelque 88 000 mineurs isolés recensés en Europe. "Le gouvernement britannique présente son geste comme un effort humanitaire héroïque", ironise le journal, qui rapporte que la ministre de l’Intérieur a annoncé que le Royaume-Uni n’en accueillerait pas plus de 300, affirmant que ce chiffre de 300 mineurs correspondait à un "bon résultat". "Un bon résultat, oui, dénonce The Guardian, si l’on se place de son point de vue suffisant et mesquin." Est-elle "suffisante et mesquine", cette une du tabloïd Daily Star, qui a choisi de montrer les visages de trois des mineurs arrivés hier ? En voici la légende : "les premiers 'enfants' de Calais sont arrivés au Royaume-Uni", "tous prétendent être en âge d’être scolarisés".

Aux États-Unis, Donald Trump accuse à présent le camp démocrate de fraude et les médias de collusion avec sa rivale, Hillary Clinton. Une stratégie qui amène The New York Times à demander au parti républicain de faire taire ces accusations : "Il est peut-être trop tard pour les conservateurs pour se sauver du désastre Donald Trump, mais ses responsables ont toujours le devoir de prendre la parole pour préserver le pays de sa rhétorique imprudente", plaide le journal, tandis que The Washington Post estime que le milliardaire constitue une "menace sans précédent pour une transition pacifique à la Maison Blanche".

Retrouvez tous les matins sur France 24 la Revue de presse française (du lundi au vendredi, 6h23-7h10-10h40 heure de Paris) et la Revue de presse internationale (du lundi au vendredi à 9h10 et 13h10). Suivez également tous les week-ends en multidiffusion la Revue des Hebdos.

 

 

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