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Accord international à Kigali sur l'élimination de gaz HFC, très polluants pour la planète

Cyril Ndegeya, AFP

Étape majeure dans la lutte contre le réchauffement climatique : près de 200 pays réunis au Rwanda ont approuvé samedi à Kigali un accord de réduction des gaz hydrofluorocarbures (HFC), extrêmement polluants pour la planète.

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C’est un accord qui fait du bien à la planète. Les représentants de près de 200 pays ont adopté samedi 15 octobre à Kigali, au Rwanda, un accord sur l'élimination progressive des hydrofluorocarbures (HFC), des gaz utilisés dans les réfrigérateurs et autres climatiseurs et qui se sont révélés extrêmement nocifs pour le climat.

"L'amendement et les décisions sont adoptées", a déclaré le ministre rwandais des Ressources naturelles, Vincent Biruta, à l'issue d'une session plénière ayant duré toute la nuit.

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Les pays développés, comprenant les États-Unis et la plupart des pays d'Europe, s'engagent à diminuer l'usage des HFC de 10 % d'ici 2019. Les deux autres groupes, représentant les pays en développement, devront geler leur utilisation des HFC d'ici 2024 ou 2028, avant de réduire progressivement leur consommation.

Dans la nuit, les représentants de près de 200 pays s’étaient réunis dans la capitale rwandaise pour "négocier les derniers détails". "C'est une grande victoire pour le climat, nous avons fait un pas important en vue de concrétiser les promesses formulées à Paris en décembre" lors de la COP21, a notamment déclaré le Commissaire européen au Climat Miguel Arias Canete, cité dans un communiqué.

L'élimination des HFC pourrait réduire de 0,5°C le réchauffement mondial

La plupart des pays étaient prêts à diminuer leur production et utilisation de HFC, des alternatives existant déjà, sous forme d'hydrocarbures, de dioxyde de carbone, d'ammoniac, d'eau ou d'hydrofluoroléfines (HFO).

Les HFC sont utilisés depuis les années 1990 en remplacement des CFC (chlorofluorocarbures), principaux responsables de la destruction de la couche d'ozone. Mais s'ils sont bons pour l'ozone, ils se sont révélés désastreux pour le climat. D'où l'idée, lancée dès 2009, d'un amendement au Protocole de Montréal pour leur suppression.

Présents également dans certains aérosols ou pour la fabrication de mousses isolantes, les HFC sont de redoutables gaz à effet de serre (GES), ceux dont les émissions augmentent le plus vite, à un rythme de 10-15 % par an.

>> À lire : "L'Inde, un des plus gros pollueurs de la planète, a ratifié l'accord de Paris sur le climat"

Avec le pacte de Paris, la communauté internationale s'est engagée à agir pour contenir la hausse de la température globale "bien en deçà de 2°C" par rapport au niveau préindustriel et à "poursuivre les efforts" pour la limiter à 1,5°C.

Or l'élimination des HFC pourrait réduire de 0,5°C le réchauffement mondial d'ici à 2100, selon une étude publiée en 2015 par l'Institute for governance and sustainable development (IGSD), un groupe de réflexion. À l'horizon 2030, elle permettrait d'éviter jusqu'à 1,7 gigatonne d'équivalent CO2 par an, soit les émissions annuelles du Japon.

Avec AFP et Reuters
 

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