Accéder au contenu principal
SYRIE

Syrie : Londres et Washington songent à de nouvelles sanctions contre Assad

Le secrétaire d'État américain John Kerry a rencontré son homologue britannique Boris Johnson à Londres pour discuter d'une solution au conflit en Syrie, le 16 cotobre 2016.
Le secrétaire d'État américain John Kerry a rencontré son homologue britannique Boris Johnson à Londres pour discuter d'une solution au conflit en Syrie, le 16 cotobre 2016. Julian Tallis, Pool, AFP
3 mn

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont dit dimanche qu'ils étaient prêts à réfléchir à l'adoption de nouvelles sanctions à l'encontre de Bachar al-Assad, et de ses partisans, tout en appelant Moscou contribuer à mettre fin au conflit syrien.

Publicité

Les États-Unis et le Royaume-Uni, réunis à Londres, ont averti dimanche 16 octobre que les Occidentaux envisageaient de nouvelles sanctions économiques ciblées contre la Syrie et la Russie en réaction au siège d'Alep. La veille, une rencontre était organisée à Lausanne (Suisse) entre John Kerry, son homologue russe Sergueï Lavrov et les acteurs régionaux.

"Nous envisageons des sanctions supplémentaires et nous voulons nous montrer clairs, le président Obama n'a exclu aucune option pour le moment", a déclaré depuis Londres, John Kerry, à l'issue de la réunion de dimanche sur la Syrie, en présence des pays "affinitaires", c'est-à-dire uniquement les soutiens de la rébellion syrienne.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a pour sa part affirmé que de "nombreuses mesures" avaient été proposées, "dont des mesures supplémentaires contre le régime et ses partisans". "Ces mesures toucheront les auteurs de ces crimes", a-t-il mis en garde.

Pas d’action militaire

Tout en indiquant que Barack Obama n'excluait aucune option, John Kerry a minimisé la possibilité d'une action militaire, ajoutant qu'il était de son devoir d'épuiser toutes les solutions diplomatiques. "Nous discutons de tous les mécanismes à notre disposition mais je ne vois nulle part en Europe un grand appétit pour partir en guerre", a-t-il ajouté après cette réunion où était également présent le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

Jean-Marc Ayrault a expliqué que "beaucoup d'initiatives" avaient été abordées. "Nous n'avons pas conclu sur toutes mais il y a un large consensus sur la nécessité des pressions", a-t-il ajouté devant la presse française.

Évoquant la réunion de Lausanne, la veille, qui a réuni Washington, Moscou et les principaux pays de la région impliqués dans le conflit, le ministre français a expliqué que la tentative d'aboutir à un cessez-le-feu avait échoué face à l'impossibilité de s'entendre sur l'arrêt des bombardements contre Alep, "un préalable à toutes les questions".

À Lausanne, les États-Unis sans les Européens

La réunion de Lausanne, à laquelle les Européens n'étaient pas conviés samedi 15 octobre, n'a pas permis d'élaborer de plan pour rétablir la trêve qui a volé en éclats en septembre.

Les participants (États-Unis, Russie, Iran, Irak, Qatar, Jordanie, Arabie saoudite, Égypte et Turquie) ont toutefois décidé de "prolonger les contacts". À l’issue de la rencontre, John Kerry a déclaré que les discussions avaient produit "de nouvelles idées", qu'il s'agit de préciser dans les prochains jours pour tenter d'aboutir à un nouveau cessez-le-feu plus solide que les précédents.

>> À lire sur France 24 : "Syrie : les relations se gèlent entre Paris et Moscou"

La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et l'Italie font partie du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG). Mais des responsables américains ont estimé que ce groupe était trop important pour pouvoir prendre des décisions rapides et que la réunion de Lausanne serait plus productive si elle restait centrée sur les principaux acteurs régionaux de la crise syrienne.

Entretemps, la Russie n’a donné aucun signe d'atténuation de son soutien au régime du président syrien Bachar al-Assad. Les quartiers est d'Alep ont de nouveau été frappés samedi par des raids aériens intensifs, selon une ONG basée en Grande-Bretagne, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

>> À revoir sur France 24 : "Antonio Guterres : 'La Syrie doit être une priorité pour nous tous'"

Avec AFP et Reuters
 

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.