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Un tweet de Bernie Sanders a fait plonger la valorisation boursière du groupe pharmaceutique Ariad

Un tweet de Bernie Sanders et c'est la chute pour la valeur boursière d'Ariad.
Un tweet de Bernie Sanders et c'est la chute pour la valeur boursière d'Ariad. Paul Morig; Getty Images

Le candidat malheureux à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine a provoqué le plongeon de la valeur boursière de l'entreprise pharmaceutique Ariad, accusée de faire flamber le prix de certains de ses traitements.

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C'est la magie de Twitter : il suffit parfois de 114 petits caractères pour faire perdre 387 millions de dollars de valorisation boursière à une entreprise.

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Ce tour de force a été rélevé par Bernie Sanders, l'ancien concurrent d'Hillary Clinton à la primaire démocrate, ou du moins par la personne qui se cache derrière son compte Twitter. Car le tweet n'a pas été signé d'un "–B", comme il est de coutume lorsqu'il s'agit d'un tweet écrit par Sanders lui-même. Sans doute émane-t-il donc d'un membre de son équipe. 

Dans ce message incisif lâché vendredi 14 octobre, il dénonce l'avidité de l'entreprise pharmaceutique Ariad et relaie un article mettant en cause ses pratiques. Elle est en l'occurence accusée d'avoir augmenté de 27 % les tarifs d'Iclusig, un traitement contre la leucémie. Une cure d'un an coûte désormais près de 199 000 $ l'année, rapporte Bloomberg.

Mais seulement quelques heures après la publication du tweet, la valeur boursière d'Ariad s'est effondrée de 15 %, rapporte The Next Web, coûtant aux investisseurs près de 387 millions de dollars, soit 352 millions d'euros. Bernie l'aura donc prouvé : avec ses 2,66 millions d'abonnés, il a encore suffisamment d'influence pour faire plonger la valeur en bourse d'un grand groupe industriel. "Feel The Bern", disait son slogan. Ariad l'a bien senti. 

Malgré sa défaite, rappelons que le sénateur indépendant du Vermont avait tout de même réussi à rassembler le vote de douze millions d'Américains lors de la primaire démocrate.

Des abus déjà dénoncés

L'affaire met en lumière les dérives de certains grands groupes de l'industrie pharmaceutique qui n'hésitent pas à augmenter drastiquement le prix des médicaments pour doper leur rentabilité. En mai, le gestionnaire de fonds d'investissement Martin Shkreli en était d'ailleurs devenu le symbole : "l'homme le plus détesté des États-Unis", comme l'avait surnommé la presse américaine, avait augmenté de 5 400 % le prix du Daraprim, un médicament contre la toxoplasmose et le paludisme, passant de 13,50 à 750 dollars (de 12,1 à 673 euros).

À l'époque, c'était Hilary Clinton qui avait dénoncé les "prix abusifs" de l'industrie pharmaceutique, faisant ainsi dévisser les valeurs boursières de plusieurs entreprises de biotechnologie.

Dans la foulée, Bernie (ou son chargé de com'), aura aussi rappelé que Twitter reste un grand paradoxe : alors que la plateforme est capable de faire et des défaire des valeurs boursières en un clin d'oeil, elle n'a toujours pas trouvé son modèle de rentabilité, au point que les prétendants à son éventuel rachat se soient tous désistés un par un. Bernie, un petit tweet pour son salut ? 

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