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RD Congo : le Congolais Jean-Pierre Bemba coupable de subornation de témoins

L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba lors de son procès devant la CPI.
L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba lors de son procès devant la CPI. Michael Kooren, AFP

La Cour pénale internationale (CPI) a déclaré mercredi l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba et ses quatre co-accusés coupables de subornation de témoins dans son procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

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L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba et ses quatre co-accusés ont été reconnus coupables, mercredi 19 octobre, de subornation de témoins par la Cour pénale internationale (CPI) dans le procès pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "Monsieur Jean-Pierre Bemba Gombo, la chambre vous juge coupable" d'avoir influencé "de manière corrompue" plusieurs témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages, a déclaré le juge Bertram Schmitt.

Il s'agit du premier procès pour subornation de témoins de l'histoire de la CPI, lancé après que le bureau de la procureure a reçu un tuyau de la part d'une source anonyme.

Jean-Pierre Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que Fidèle Babala, un député du parti Mouvement de Libération du Congo (MLC), sont accusés d'avoir fabriqué ou présenté à la CPI des faux documents afin d'obtenir l'acquittement du chef de guerre. Un témoin de la défense, Narcisse Arido, est également poursuivi.

Le "Mobutu miniature"

Celui qui est surnommé le "Mobutu miniature" a interjeté appel de sa condamnation fin septembre, dénonçant les "vices de forme" de son procès et évoquant notamment l'arrestation de son avocat durant le procès.

L'ancien chef militaire avait "beaucoup à perdre" dans son procès, avait remarqué à la fin du mois de mai Kweku Vanderpuye, membre du bureau de la procureure : "sa fierté, sa stature, sa réputation, son pouvoir politique, la possibilité d'une victoire lors de l'élection présidentielle, sa liberté".

Pour la défense, Jean-Pierre Bemba n'a fait que "ce que ceux qui se défendent sont en droit de faire", avait affirmé son avocate Melinda Taylor: "il n'y a rien d'illégal à indemniser les témoins, l'accusation le fait tout le temps."

Reconnu coupable des crimes de guerre et crimes contre l'humanité en vertu du principe de "la responsabilité du commandant", M. Bemba a été condamné à la peine la plus lourde jamais imposée par cette juridiction, fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde. Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir mis l'accent sur le recours au viol comme crime de guerre.

Avec AFP

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