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Dans un village près de Mossoul : "On sait que ton mari est avec l'EI"

Un échange entre un officier irakien et une villageoise filmé par France 24 témoigne du climat de suspicion et de tension latente dans les zones reconquises par l’armée irakienne.
Un échange entre un officier irakien et une villageoise filmé par France 24 témoigne du climat de suspicion et de tension latente dans les zones reconquises par l’armée irakienne. Capture d'écran France 24

Les envoyés spéciaux de France 24 ont filmé un échange tendu entre un officier irakien et une femme, dans un village libéré près de Mossoul. Le soldat la suspecte d’être liée à des combattants de l’organisation État islamique.

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Alors que les troupes irakiennes progressent plus rapidement que prévu vers Mossoul, les soldats sur le terrain s’efforcent d’assurer leurs arrières. L’équipe d’envoyés spéciaux de France 24 a assisté à l’entrée de l’armée irakienne dans un village à une trentaine kilomètres du fief de l’organisation État islamique.

La population, y compris de nombreux femmes et enfants, est aussitôt rassemblée par les militaires, afin de détecter d’éventuels partisans du groupe terroriste. Un échange entre un officier irakien et une villageoise filmé par France 24 témoigne du climat de suspicion et de tension latente dans les zones reconquises par l’armée irakienne.

"Cette femme m’a donné un faux nom. Mais son vrai nom, je l’ai sur cette carte d’identité. Le mari et les frères de cette dame sont avec l’ennemi, avec Daesh [acronyme de l'EI, NDLR], j’en suis sûr", affirme ainsi l’officier irakien en brandissant face caméra le document en question.

"Non, je vous jure" répond la femme, le visage couvert par une écharpe.

"Allez tais-toi, ils sont où alors ?" réplique l’officier

"Ils ont été arrêtés par l’armée" tente d’expliquer la femme.

"Arrête de raconter n’importe quoi, on vient juste de rentrer dans ce village et on a encore arrêté personne pour le moment" rétorque le militaire.

Le traitement des populations civiles, essentiellement sunnites, est scruté attentivement par plusieurs ONG ainsi que le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies. Ces dernières craignent en effet une catastrophe humanitaire si les contrôles militaires se transforment en véritable exactions à l’égard des civils qui fuient l’EI.
 

Front Est de la bataille de Mossoul, le 19 octobre 2016.
Front Est de la bataille de Mossoul, le 19 octobre 2016. France 24
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