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BURKINA FASO

Burkina Faso : le gouvernement dit avoir déjoué un nouveau putsch

Le ministre burkinabè de l'Intérieur, Simon Compaoré, le 30 juin 2016, à Ouagadougou.
Le ministre burkinabè de l'Intérieur, Simon Compaoré, le 30 juin 2016, à Ouagadougou. Ahmed Ouoba, AFP
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Le gouvernement burkinabè a assuré vendredi avoir déjoué au début du mois d’octobre une nouvelle tentative de putsch. Les auteurs seraient d’anciens membres de l'ex-garde prétorienne du président Blaise Compaoré.

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Le Burkina Faso a failli connaître un nouveau putsch au début du mois d’octobre. C’est du moins ce qu’a assuré le gouvernement burkinabè vendredi 21 octobre.

"Un groupe d'environ 30 hommes, composé essentiellement de sous-officiers et de militaires du rang de l'ex-Régiment de sécurité présidentielle (RSP)", projetait d'attaquer plusieurs objectifs dont "la présidence à Kossyam [palais présidentiel, NDLR] pour prendre le pouvoir par les armes", a déclaré le ministre de l'Intérieur Simon Compaoré.

Selon lui, le plan prévoyait, avant l'attaque du Palais, de "libérer les détenus" emprisonnés après le putsch manqué de septembre 2015 et "de séquestrer certaines autorités".

Le ministre, qui affirme savoir qui sont les responsables de ce projet, avance les noms de "l'adjudant-chef Gaston Coulibaly", du "sergent Kalifa Zerbo" et du "soldat de première classe Issaka Yelemou".

Dix soldats impliqués dans ce présumé complot ont été déférés au parquet militaire de Ouagadougou et une vingtaine sont encore en garde à vue. Au total, 42 personnes ont été entendues parmi lesquelles 32 militaires et 10 civils, selon le ministre. L'adjudant-chef Coulibaly est lui "activement recherché" par les services burkinabè.

Quatre individus aux "comportements suspects"

Le complot a été découvert lorsque le 8 octobre, des gendarmes ont intercepté au cours d'un contrôle de routine quatre individus sur le pont de Nazinon (à 140 km au sud de Ouagadougou) ayant des "comportements suspects".

"Au cours de leur transfèrement à la brigade territoriale de Pô, (ville frontalière du Ghana au sud du pays) pour une vérification approfondie d'identité, ils ont tenté de retirer les armes des gendarmes [...] et pendant la lutte, deux d'entre eux ont trouvé la mort et un gendarme a reçu une balle au ventre", a expliqué Simon Compaoré, entouré des grands chefs des forces armées et de sécurité du pays, notamment le chef d'état-major général des armées, le général Pingrenoma Zagré.

Le 17 septembre 2015, le RSP avait annoncé avoir pris le pouvoir au gouvernement de transition mis en place après la chute de Blaise Compaoré mais le putsch avait échoué grâce à une mobilisation de la population soutenue par une partie de l'armée, restée fidèle.

Avec AFP
 

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