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La traque des jihadistes s'organise à Kirkouk, les combats font rage à Mossoul

Des membres des forces kurdes patrouillent dans les quartiers sud de Kirkouk, le 22 octobre 2016.
Des membres des forces kurdes patrouillent dans les quartiers sud de Kirkouk, le 22 octobre 2016. Marwan Ibrahim, AFP

Après la violente contre-attaque de l'EI sur Kirkouk, les forces irakiennes traquent les jihadistes dans les rues de cette ville du nord de l'Irak. À Mossoul, fief de l'EI, la vaste opération de la coalition internationale se poursuit.

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La ville irakienne de Kirkouk a vécu samedi 22 octobre un deuxième jour de peur. L'opération des jihadistes lancée vendredi contre cette ville du nord du pays, sous contrôle kurde, a fait "46 morts et 133 blessés, pour la plupart au sein des forces de sécurité", a déclaré un responsable du ministère de l'Intérieur. Quarante-huit jihadistes ont également été tués dans l'attaque, selon le chef de la police de Kirkouk.

"Des traces encore très visibles témoignent de l’intensité des combats", raconte l’envoyé spécial de France 24 Fatma Kizilboga. "On a pu voir dans les rues des corps de jihadistes, de ces kamikazes qui se sont fait exploser".

La crainte de nouvelles attaques

Les forces de sécurité irakiennes continuent de traquer à Kirkouk les membres du groupe État islamique (EI) qui ont lancé ce raid meurtrier. Bagdad a envoyé des renforts pour éliminer les derniers jihadistes. "La crainte désormais, c’est que l’organisation État islamique mène de nouvelles attaques avec des jihadistes qui seraient encore cachés dans les rues. Les forces irakiennes et kurdes poursuivent donc leur opération dans cette ville", précise Fatma Kizilboga.

Acculé dans son bastion de Mossoul qui est visé depuis lundi par une vaste offensive des forces irakiennes et de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, l'EI a montré par ses attaques-surprises à Kirkouk sa capacité à frapper hors des zones qu'il tient.

Un jihadiste présumé arrêté vendredi a affirmé que l'attaque avait été planifiée par le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, pour "réduire la pression sur le front de Mossoul", selon des propos qu'il a tenus lors d'un interrogatoire auquel un journaliste de l'AFP a assisté.

Samedi, les forces fédérales ont avancé à Qaraqosh selon le commandement joint des opérations. La prise totale de cette ville, qui était peuplée de chrétiens avant l'arrivée de l'EI, permettrait de s'approcher de la périphérie est de Mossoul.

Avec 3 000 à 4 500 jihadistes dans Mossoul face à des dizaines de milliers de soldats irakiens et de peshmerga kurdes, la bataille paraît déséquilibrée mais quand les forces de sécurité seront aux portes de la ville, il leur faudra probablement engager une longue guérilla urbaine dans une ville d'environ 1,5 million d'habitants.

Les forces irakiennes ralenties par des fumées toxiques

L'Irak refuse que la Turquie participe à la bataille de Mossoul

Dans le même temps, le Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi a annoncé samedi avoir refusé une proposition de la Turquie de participer à l'offensive contre le
groupe État islamique à Mossoul.

La capitale de la province de Ninive faisait autrefois partie de l'empire Ottoman et Ankara considère la ville comme faisant partie de sa sphère d'influence. Le gouvernement turc a un différent avec le gouvernement irakien sur la présence de troupes turques au camp de Bachika près de Mossoul.

"Je sais que les Turcs veulent participer. Nous leur disons merci mais c'est quelque chose que nous, Irakiens, allons gérer nous-mêmes", a déclaré Haïdar al-Abadi aux journalistes après avoir rencontré le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter à Bagdad. "Si nous avons besoin d'aide, nous en demanderons à la Turquie ou à d'autres pays de la région", a-t-il ajouté.

Les explications de notre correspondant en Turquie

Avec AFP et Reuters
 

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