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L'attaque de l'EI à Kirkouk repoussée, les raids de la coalition s’intensifient autour de Mossoul

Des membres des forces kurdes patrouillent dans la périphérie de Kirkouk, le 21 octobre 2016.
Des membres des forces kurdes patrouillent dans la périphérie de Kirkouk, le 21 octobre 2016. Marwan Ibrahim, AFP

La violente contre-attaque de l'EI à Kirkouk a été mise en échec, ont affirmé lundi les autorités locales, tandis que les forces irakiennes sont désormais aux portes de Mossoul et que la coalition internationale intensifie ses raids.

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Les forces irakiennes sont parvenues lundi 24 octobre à mettre fin à l'attaque de diversion meurtrière lancée vendredi par le groupe État islamique (EI) à Kirkouk, selon les autorités locales. La coalition menée par les États-Unis a dans le même temps mené une vague sans précédent de raids aériens pour soutenir l'offensive destinée à reprendre Mossoul.

"L'attaque est terminée et la vie est retournée à la normale", a déclaré lundi à l'AFP le gouverneur de la province de Kirkouk Najmeddin Karin, en précisant que 74 jihadistes avaient été tués et que le chef de l'opération de l'EI avait été arrêté.

Ce dernier aurait avoué, selon le gouverneur, qu'une centaine de jihadistes avaient mené l'attaque contre Kirkouk, précisant que certains éléments venus de l'extérieur ont appuyé des cellules dormantes de l'EI dans cette ville pétrolière et multiethnique du nord de l'Irak.

Diversion

Attaqués dans leur fief de Mossoul, les jihadistes de l'EI avaient tenté de faire diversion, lançant vendredi à l'aube un raid meurtrier sur Kirkouk, une ville pourtant située hors des zones qu'ils contrôlent.

Selon un bilan donné dimanche soir par les autorités irakiennes après trois jours de combat et de couvre-feu, cette opération spectaculaire a fait, en dehors de l'EI, au moins 46 morts, la plupart des membres des forces de sécurité.

France 24

Après Kirkouk, l'EI est passé à l'offensive dimanche à Routba, une ville située dans la province majoritairement sunnite d'Anbar, près de la frontière syrienne, et lundi à Sinjar, dans la province de Ninive, à l'ouest de Mossoul.

Selon Mahma Xelil, un responsable yazidi de la province de Ninive, l'attaque à Sinjar, qui a impliqué un véhicule piégé conduit par un kamikaze, a été la plus violente lancée par les jihadistes depuis un an dans cette région. Elle a néanmoins été repoussée par les peshmerga, qui ont tué 15 assaillants et détruit plusieurs de leurs véhicules, a indiqué Mahma Xelil à Reuters. L'EI affirme de son côté avoir détruit deux véhicules des forces kurdes et tué tous leurs occupants.

Aux portes de Mossoul

Selon le service de presse de l'armée de Bagdad, les forces pro-gouvernementales ont repris près de 80 villages autour de Mossoul depuis le début de leur offensive il y a une semaine et sont désormais aux portes la métropole, contrôlée par l’EI depuis juin 2014.

Une semaine après le début de l'opération, "tous les objectifs (ont été) remplis jusqu'ici et (il y a eu) plus de raids aériens de la coalition que pendant toute autre période de sept jours dans la guerre contre l'EI", a déclaré de son côté dans un tweet l'émissaire américain auprès de la coalition, Brett McGurk.

"Il y a eu 32 raids avec 1 776 munitions contre des cibles de Daech (autre nom de l'EI) pour la semaine du 17 au 23 octobre", a précisé le porte-parole de la coalition, le colonel John Dorrian, à l'AFP. L'officier a souligné que chaque raid pouvait viser plusieurs cibles sur une période de quelques heures.

Ces raids "ont détruit 136 positions de combat de Daech, 18 tunnels que l'ennemi utilise pour se cacher et s'infiltrer au sein de certaines zones, et 26 voitures piégées entre autres cibles", a-t-il encore précisé.

Fatma Kizilboga, envoyée spéciale de France 24 en Irak, se trouve avec les peshmerga dans le village de Tis Kharab, à quelques kilomètres seulement de Mossoul. Elle affirme que l'armée irakienne devrait pouvoir entrer dans la ville dans quelques jours mais souligne que la reprise de la partie ouest de la ville risque d'être plus difficile "dans la mesure où il existe cinq ponts que l’EI a sans doute déjà piégé".

Avec AFP et Reuters

 

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