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Jean-Marc Ayrault en visite en Turquie pour relancer les pourparlers de paix en Syrie

Jean-Marc Ayrault lors de la visite du camp de réfugiés de Nizip non loin de Gaziantep, le 23 octobre 2016.
Jean-Marc Ayrault lors de la visite du camp de réfugiés de Nizip non loin de Gaziantep, le 23 octobre 2016. Ozan Kose, AFP

Arrivé dimanche en Turquie, le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault s'apprête à rencontrer le président Recep Tayyip Erdogan afin de relancer le processus de paix en Syrie.

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La France et la Turquie main dans la main pour la paix en Syrie ? C’est en tout cas le but de la visite de Jean-Marc Ayrault, arrivé dimanche 23 octobre à Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie. Le ministre des Affaires étrangères doit rencontrer lundi à Ankara le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre Binali Yildirim et son homologue Mevlut Cavusoglu.

"La France et la Turquie ont les mêmes priorités pour la Syrie : l’urgence de stopper les bombardements du régime de Bachar Al-Assad et de ses soutiens, y compris à Alep ; obtenir un corridor humanitaire ; la reprise des négociations afin d’obtenir une trêve humanitaire sur la base des Accords de Genève et de la résolution de l’ONU 2254", a déclaré Jean-Marc Ayrault lors d’une interview exclusive accordée au quotidien Hurriyet.

Lors de sa visite au camp de réfugiés de Nizip, non loin de Gaziantep, le chef de la diplomatie française a appelé la communauté internationale à "tout faire" pour arrêter le "massacre" qui a repris en Syrie avec la fin de la trêve à Alep.

Sans la nommer, le ministre des Affaires étrangères a également appelé la Russie à ne pas s'opposer au vote d'une éventuelle résolution du Conseil de sécurité condamnant l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. L'usage du droit de veto serait "une forme de complicité avec ce qui se passe de plus horrible à quelques kilomètres d'ici en Syrie".

"On ne peut pas arriver à une négociation sous les bombes"

Ce déplacement du chef de la diplomatie française intervient dans un contexte régional marqué par l'offensive menée contre le groupe État islamique (EI) à Mossoul, dans le nord de l'Irak, et la reprise des bombardements meurtriers sur Alep après une trêve "humanitaire" de trois jours décrétée par la Russie, qui n'a pas permis d'évacuer des blessés des quartiers assiégés.

"Et, en ce moment, les bombardements, les tirs d'artillerie continuent de détruire cette ville [Alep] et de massacrer la population", a déploré Jean- Marc Ayrault. "Si on veut que les Syriens réfugiés puissent un jour revenir dans leur pays, alors il faut tout faire pour arrêter ce massacre et reprendre le processus de négociations pour arriver à un accord politique", a-t-il poursuivi, ajoutant : "On ne peut pas arriver à une négociation sous les bombes".

Le chef de la diplomatie française a réclamé samedi l'adoption au Conseil de sécurité d'une résolution condamnant l'usage d'armes chimiques par le régime syrien et l'EI en Syrie et prévoyant des "sanctions" contre les auteurs de ces actes "inhumains".

En marge de son déplacement, le ministre s'est brièvement exprimé sur le démantèlement du camp de migrants de Calais, soulignant le devoir de la France d'accueillir ces personne "avec dignité et solidarité, dans le respect du droit".

SOT JM Ayrault migrants Calais

Avec AFP

 

 

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