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Le président de l’Assemblée Claude Bartolone et le groupe PS accablent François Hollande

 François Hollande et Claude Bartolone, photographiés le 20 janvier 2016, à Paris.
François Hollande et Claude Bartolone, photographiés le 20 janvier 2016, à Paris. Stephane De Sakutin, AFP

Lors d'une réunion du groupe PS à l'Assemblée, mardi, Claude Bartolone et plusieurs députés socialistes ont pris leur distances avec le chef de l'État, dénonçant un "problème d'incarnation" de la fonction présidentielle.

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François Hollande de plus en plus isolé. Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a profité, mardi, d'une réunion à huis clos du groupe PS pour égratigner le chef de l'État, s’inquiétant devant les députés d'un "problème d'incarnation" mais aussi d'une "distance", notamment "entre le président et ses concitoyens".

"On a un problème d'incarnation. Il y a une distance qui s'est créée entre la gauche et les Français (...), entre le président de la République et les Français", a-t-il asséné, selon des propos rapportés par plusieurs participants à cette réunion de groupe à huis clos.

Claude Bartolone, qui s'exprimait aux côtés de Manuel Valls, a parlé "avec l'émotion d'un homme trahi", a estimé auprès de l'AFP un député PS contestataire. Selon le livre de confidences "Un président ne devrait pas dire ça...", François Hollande avait attaqué Claude Bartolone en affirmant qu’il n'avait "pas l'envergure" pour être Premier ministre et qu'il n'avait "pas un charisme considérable".

>> À (re)lire : François Hollande perd jusqu'au soutien du patron du Parti socialiste

Alors que l'élu PS de Seine-Saint-Denis s'était déjà interrogé, il y a dix jours, sur la "volonté" de François Hollande de se représenter en 2017, certains ont interprété ses nouveaux propos comme visant le chef de l'État. D'autres ont considéré que sa critique "ne se limitait pas à une personne".

Pour sa part, Sébastien Denaja, vice-président du groupe PS et fidèle à François Hollande, a appelé ses collègues à "garder la tête froide et à faire le travail d'explication sur ce que nous avons fait" depuis 2012.

"Est-ce qu'il est trop tard ? Non !"

Par la suite, le Premier ministre a lancé : "Si on continue comme ça, on sera pulvérisés. Est-ce qu'il est trop tard ? Non !" Et d’ajouter : "Il faut réagir vite. Il faut être unis autour de la question de l'exercice du pouvoir, c'est pour ça que j'ai fait cet appel à nos anciens ministres" d'Arnaud Montebourg à Emmanuel Macron ce week-end, a poursuivi Maunel Valls, selon des propos également rapportés.

Le locataire de Matignon, qui a recentré son discours ces derniers temps et semble peaufiner sa stature de présidentiable, "s'est fait l'écho d'une volonté de rassembler, d'être unitaires", en reprenant des paroles prononcées samedi à Tours, a affirmé devant la presse l'une des porte-parole des députés PS, Annick Lepetit.

Dans les couloirs du palais Bourbon, certains ne cachaient pas leur distance avec François Hollande, tel Patrick Mennucci, selon qui "la plupart des députés comprennent que la question, c'est la survie de la social-démocratie, pas la carrière ou le destin politique de telle ou telle personnalité".

Le président ne peut donc pas se représenter ? "C'est à lui à faire ce choix-là", a répondu à la presse celui qui fut directeur adjoint de la campagne de Ségolène Royal en 2007.

Selon un sondage (Ipsos Sopra Steria) publié mardi par Le Monde, la satisfaction à l'égard de l'action de François Hollande à la tête de l'État est en légère baisse en octobre avec 4 % (-2) de satisfaits, 70 % (+1) d'un avis contraire et 26 % (+1) ni l'un ni l'autre.

Avec AFP

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