Accéder au contenu principal

Venezuela : menacé de destitution, Maduro crie au coup d’État

Des députés de l'opposition se querellent avec des représentants du gouvernement au sujet du procès en destitution du président, le 25 octobre.
Des députés de l'opposition se querellent avec des représentants du gouvernement au sujet du procès en destitution du président, le 25 octobre. Juan Barreto, AFP

Le parlement vénézuélien, dominé par l'opposition, a voté, mardi, en faveur d'une procédure "pour manquements au devoir de la charge" du président socialiste, Nicolas Maduro. Ce dernier dénonce un coup d'État.

Publicité

La crise politique entre le président socialiste du Venezuela, Nicolas Maduro, et l'opposition de centre droit devrait franchir un nouveau cap mercredi 26 octobre. Nicolas Maduro a, en effet, annoncé qu'il réunirait "un conseil de défense national, afin que tous les pouvoirs publics puissent évaluer le putsch parlementaire de l'Assemblée nationale". Le même jour, l'opposition a appelé à de grandes manifestations pour exiger le départ du président, élu en 2013 et dont le mandat expire en 2019.

L’opposition avait déjà accentué la pression mardi en réunissant le Parlement, seul organe dont elle a le contrôle, pour voter l'ouverture d'un procès en destitution contre Maduro. Un acte que ce dernier qualifie de "coup d'État". Les députés ont adopté "l'ouverture d'une procédure contre Nicolas Maduro" afin d'examiner sa "responsabilité pénale, politique et les manquements au devoir de sa charge", selon la résolution.

En outre, le Parlement, que Nicolas Maduro ne reconnaît plus et que le Tribunal suprême de justice (TSJ) a déclaré en infraction pour compter dans ses rangs trois députés soupçonnés de fraude, a convoqué le chef de l'État mardi prochain afin qu'il "se soumette au vote du peuple".

L'armée soutient Maduro

La portée de ce vote n'est pas claire, le TSJ ayant bloqué tous les projets de loi du Parlement depuis qu'il a basculé dans l'opposition en janvier, mettant fin à 17 ans d'hégémonie chaviste (du nom du défunt ex-président Hugo Chavez, 1999-2013).

Et si le procès en destitution n'existe pas en tant que tel dans la Constitution vénézuélienne, la procédure pour manquements au devoir de sa charge – lorsque le chef de l'Etat ne remplit plus ses fonctions – y figure bien, soulignent les juristes.

L'armée, très puissante dans le pays, a apporté son soutien au président en promettant, via le ministre de la Défense, Vladimir Padrino Lopez, de "défendre avec sa vie" le projet socialiste et "le gouvernement légitime de Nicolas Maduro".

L'opposition rend responsable le chef de l'État, héritier politique de Hugo Chavez, de la profonde crise économique qui se traduit par une pénurie de 80 % des aliments et l'inflation la plus élevée au monde.

Avec AFP

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.