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Vidéo : "À Calais, il y a encore des migrants dans le camp"

Certaines personnes ont dû dormir dehors dans la "jungle" dans la nuit de mercredi à jeudi.
Certaines personnes ont dû dormir dehors dans la "jungle" dans la nuit de mercredi à jeudi. France 24

Si, depuis mercredi soir, la "jungle" de Calais est en grande partie vidée de sa population, des dizaines de migrants continuent d'errer dans le bidonville partiellement détruit. Les pelleteuses commencent les travaux de déblaiement.

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"C'est la fin de la 'jungle'", a déclaré mercredi 26 octobre la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio. Pas vraiment, lui répondent les journalistes et associations sur place, au lendemain de cette déclaration. Si 5 596 migrants ont été "mis à l'abri" à la fin de l'opération de demantèlement complet du plus grand bidonville de France, quelques irréductibles sont encore là.

"Il y a encore des personnes sur le camp", commente la journaliste de France 24, Alexandra Renard devant des restes de tentes carbonisés. Ces hommes refusent de s'éloigner des côtes britanniques, à portée de vue et reviennent au petit matin vers le campement après avoir tenté une nouvelle fois le passage vers l'Angleterre toute la nuit.

"Il y a surtout des mineurs isolés", ajoute la journaliste de France 24. Le Centre d'accueil provisoire (CAP), d'une capacité de 1 500 places, censé accueillir tous les mineurs isolés de la "jungle", est complet. Devant son entrée principale, des dizaines de duvets, couvertures, doudounes sont entreposées les unes à côté des autres sur une petite butte, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des mineurs ont dormi là, serrés les uns aux autres pour se protéger du froid, faute d'avoir pu entrer dans le centre.

Dans la matinée de jeudi, ils étaient massés devant le centre de transit, désormais fermé. Une dizaine d'hommes patientent également non loin d'eux. Ils veulent prendre le bus pour rejoindre les centres d'accueil et d'orientation (CAO) répartis dans toute la France. Mais c'est peine perdue. "Le hangar [ou centre de transit, NDLR] a fermé parce que les autorités craignent maintenant un appel d'air", explique Alexandra Renard. 

Dans le même temps, les travaux de déblaiement ont commencé. À 8 h 30, ce jeudi matin, une grosse pelleteuse accompagnée de deux engins d'évacuation commençait à arracher les abris situés dans la partie ouest du camp, en grande partie brûlée. Un gros cordon de CRS a été déployé pour empêcher les curieux, les journalistes et une poignée de migrants d'y accéder.

Avec AFP

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