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JO-2012 : trois haltérophiles kazakhes privés de leur médaille d'or pour dopage

Svetlana Podobedova a été déchue de sa médaille d'or.
Svetlana Podobedova a été déchue de sa médaille d'or. Yuri Cortez, AFP

Le CIO a annoncé qu'il avait déchu trois haltérophiles kazakhes de leur titre olympique, remporté lors des JO-2012. Elles ont été convaincues de dopage dans le cadre d'une campagne d'analyses d'échantillons prélevés lors des précédents JO.

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Le grand ménage du CIO continue parmi les médaillés olympiques coupables de dopage : jeudi 27 octobre, trois haltérophiles kazakhes ont été déchues de leur titre olympique qu'elles avaient remporté aux JO de Londres en 2012, après une série de sanctions similaires prises ces dernières semaines.

Ces trois haltérophiles sont Zulfiya Chinshanlo (catégorie des -53 kg), Maiya Maneza (-63 kg) et Svetlana Podobedova (-75 kg).

Au total, huit sportifs qui avaient participé aux JO de Londres ont été sanctionnés jeudi. Parmi eux, une autre médaillée, de bronze cette fois : la Bélarusse Marina Shkermankova, également haltérophile (-69 kg).

Les noms des athlètes qui vont récupérer les médailles n'ont pas été annoncés par le CIO.

Une large campagne antidopage

Les autres sports concernés par les sanctions annoncées jeudi sont le lancer de marteau et le saut à la perche (un cas chacun, dont deux Russes qui n'avaient pas été médaillés).

Le cas d'un neuvième sportif, le lutteur russe Besik Kudukhov, a lui été classé, car il est mort en décembre 2013. La médaille d'argent qu'il avait remportée ne lui a donc pas été retirée à titre posthume.

Comme de nombreuses autres prises depuis cet été, les sanctions annoncées se basent sur de nouvelles analyses d'échantillons prélevés lors de JO passés.

Au total, sur les Jeux de Pékin-2008 et de Londres-2012, le CIO a déjà fait réanalyser 1 243 échantillons grâce à des méthodes scientifiques qui ont évolué depuis et sur la base d'informations ciblées recueillies depuis l'été 2015.

De nouvelles révélations à venir

Le dopage est un sujet plus brûlant que jamais dans l'olympisme. Avant les JO-2016, à Rio, un gigantesque scandale de dopage d'État a ainsi privé la Russie de plus de 110 sportifs, dont la quasi-totalité de ses athlètes.

Les rouages de ce système de dopage d'État avaient été dévoilés par un rapport commandé par l'Agence mondiale antidopage (AMA) au juriste canadien Richard McLaren.

Seule la première partie de ce rapport avait été publiée. Mercredi, l'AMA a annoncé que la seconde partie serait rendue publique début décembre.

Par ailleurs, début octobre, le CIO a prôné une réforme du système de lutte antidopage s'appuyant sur deux mesures essentielles. D'abord, rendre les contrôles antidopage indépendants des fédérations sportives en les confiant à une nouvelle structure créée sous l'autorité de l'AMA. Ensuite, faire prononcer les premières sanctions non plus par les fédérations mais par le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui jugeait jusqu'alors uniquement les appels en matière de dopage.

Il ne s'agit toutefois que de recommandations à ce stade et la mise en œuvre de cette réforme s'annonce longue et complexe. L'AMA doit se pencher sur ces propositions lors d'une réunion qu'elle tiendra à Glasgow (Écosse) le 20 novembre.

Avec AFP

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