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Les rebelles lancent une contre-attaque en Syrie pour briser le siège d'Alep

Des rebelles syriens de l'Armée de la conquête lancent une vaste contre-offensive à Alep, le 28 octobre 2016.
Des rebelles syriens de l'Armée de la conquête lancent une vaste contre-offensive à Alep, le 28 octobre 2016. Omar Haj Kadour, AFP

Les rebelles syriens ont lancé, vendredi, une vaste contre-offensive à Alep afin de briser le siège des quartiers orientaux imposé depuis plusieurs semaines par l’armée syrienne et ses alliés.

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Le siège de l’armée syrienne et les frappes aériennes russes n’ont pas entamé la combativité des rebelles syriens à Alep. L’ensemble des groupes armés opposés au régime du président syrien Bachar al-Assad a ainsi lancé une vaste contre-attaque, vendredi 28 octobre, afin de briser le siège des quartiers orientaux de la grande ville du nord de la Syrie.

"C’est une offensive d’envergure qui a été lancée dès ce matin avec des tirs de roquettes contre de nombreux objectifs", affirme Selim el Meddeb, le correspondent de France 24 à Beyrouth.

Alep, principale ville syrienne avant la guerre civile, est divisée depuis des années entre le secteur ouest qui reste contrôlé par le gouvernement du président Bachar al-Assad et ses alliés chiites et russes, et la partie est, tenue par divers groupes rebelles et assiégée quasiment sans relâche depuis cet été.

"Toutes les factions sont impliquées"

La nouvelle offensive rebelle, à l’artillerie lourde et aux attentats-suicides à la voiture piégée, est prioritairement centrée sur la bordure sud-ouest de la ville, selon le correspondant régional de France 24.

"Toutes les factions sont impliquées dans cette offensive. Il y a par exemple le Front du Levant, qui est membre de l’Armée syrienne libre, et qui parlait d’une mobilisation générale. Un appel à toutes les personnes capables de porter des armes a été lancé (…). Ahrar al-Cham, la puissante milice salafiste, dit que toutes les composantes de l’Armée de la conquête, une grande coalition de milices islamistes, participent aussi à cette offensive", ajoute Selim el Meddeb.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG basée à Londres qui donne un point quotidien sur la guerre en Syrie grâce à un réseau d’informateurs sur le terrain, plus de 15 civils ont été tués et 100 ont été blessés par les tirs des rebelles sur les quartiers ouest d’Alep. La presse d’État parle de cinq civils tués.

Pluie de missiles sol-sol sur une base aérienne russe

Les bombardements rebelles sont accompagnés de violents combats à la lisière des zones gouvernementales d'Alep. Dans ces dernières, trois attentats-suicides à la voiture piégée ont visé un poste de contrôle à Dahiyet al-Assad, selon la même source.

L'ONG a également fait état de nombreuses roquettes tirées sur l'aéroport militaire de Nayrab et sur l'aéroport international d'Alep, situés dans l'est de la ville mais contrôlés par le gouvernement. L’OSDH précise que des missiles sol-sol Grad se sont aussi abattus autour de la base aérienne russe de Hmeimim, près de Lattaquié.

Le président russe Vladimir Poutine a pourtant fait savoir vendredi après-midi qu'il ne considérait pas "opportun" de reprendre les frappes aériennes à Alep, comme le lui demandait l'état-major russe.

Les récits de ce qui se passe sur le terrain dans les environs de la ville sont contradictoires.

Plus de 300 000 morts

Des photographies montrent des insurgés qui approchent d’Alep sur des chars, des véhicules blindés, des bulldozers, des détecteurs de mines de fortune, des picks-ups et des motos. On voit aussi une large colonne de fumée monter dans les airs après une explosion.

Les rebelles disent avoir pris plusieurs positions aux forces gouvernementales, mais de source militaire syrienne, on indique que l’attaque insurgée sur le côté ouest de la ville a été repoussée. La télévision publique précise que l’armée a détruit quatre voitures piégées.

L'ancienne capitale économique de la Syrie est un enjeu majeur tant pour le régime du président Bachar al-Assad que pour les insurgés qui se combattent depuis 2011 dans une guerre qui a fait plus de 300 000 morts.

Avec AFP et Reuters

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