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Billet retour

À Chicago, la population se mobilise pour en finir avec la violence

Alors que le deuxième et dernier mandat de Barack Obama touche à sa fin, notre reporter est retourné à Chicago, fief du premier président noir des États-Unis. Dans cette ville touristique du nord-est des États-Unis, la violence atteint des niveaux record. De nombreux Afro-Américains estiment qu'en huit ans, rien n’a changé pour eux.

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"Faites attention, aucun quartier n'est épargné !" Voilà comment les habitants de Chicago – où Barack Obama a été sénateur – nous accueillent...  La troisième plus grande ville des États-Unis est secouée par une vague d'homicides par arme à feux sans précédent. La violence atteint des niveaux records et touche principalement les quartiers défavorisés, habités majoritairement par les Afros-Américains.

Faute de réponse adéquate des autorités, de nombreux habitants prennent des initiatives pour combattre ce fléau et aider celles et ceux qui en subissent les conséquences. Et en la matière, les femmes sont souvent en pointe. C'est notamment le cas au sein de "L'armée des mamans", que nous avons rencontrée. Des mères de famille, dont certaines ont perdu un enfant qui a été fauché par les balles, s'habillent en rose pour patrouiller dans un quartier "chaud". Une présence apaisante et dissuasive qui semble produire des résultats : ces deux dernières années, il n'y a pas eu un seul meurtre sur le coin de rue qu'elles occupent quasi-quotidiennement.

Ailleurs, Diane Latiker, que nous avons aussi rencontrée, arrache les enfants des griffes de la rue. Cette femme au grand cœur leur ouvre les portes de sa petite maison dans le quartier de Roseland et met à leur disposition un grand terrain de sport qu'un riche donateur a financé, en face de chez elle. Ses efforts seront peut-être couronnés par une distinction internationale car Diane figure sur la liste des "femmes de valeur" de L’Oréal!

La police non plus n'est pas en reste. Souvent accusés d'être raciste ou brutale dans leur comportement à l'égard minorités, certains membres des forces de l'ordre s'engagent pour faire changer les choses. C'est le cas de quelques officiers que nous croisons en plein exercice de méditation dans un centre associatif, au sein d'un quartier réputé difficile. Ils sont habillés en civil, mais on distingue une arme et un badge sous le pull d'un sergent… Face à eux, les jeunes restent méfiants. L'objectif est d'utiliser un espace intimiste pour créer des liens, permettre à la parole des uns et des autres de se libérer.

Chicago ne veut plus être la ville que l'on surnomme "Ch-Irak", une contraction du nom de la métropole et de celui d'un pays en proie à la guerre depuis de longues années, l’Irak. Une étiquette qui colle à la peau de toute une population déterminée à se débarrasser de cette malédiction.

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