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Centrafrique : malgré les violences persistantes, la France met fin à l'opération Sangaris

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, entouré de soldats français à Bangui, en Centrafrique, le 7 juillet 2014.
Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, entouré de soldats français à Bangui, en Centrafrique, le 7 juillet 2014. Stéphane de Sakutin, AFP

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a atterri dimanche soir en Centrafrique pour mettre fin à l'opération Sangaris. Si les tueries de masse ont cessé, les bandes armées continuent de terroriser la population.

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Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé en Centrafrique, dimanche 30 octobre dans la soirée, à Bangui, pour acter la fin de l'opération Sangaris, annoncée le 30 mars. Si l'opération a mis fin aux tueries de masse, elle n'est pas parvenue à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.

"La France ne laisse pas tomber la Centrafrique", a insisté le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Mais malgré la présence de plus de 10 000 casques bleus de la Minusca, la mission des Nations unies en Centrafrique, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude quant au départ des soldats français, arrivés dans l'urgence en décembre 2013.

Recrudescence de la violence

Ces dernières semaines, les Centrafricains voient en effet les groupes armés reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Jeudi 27 et vendredi 28, au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont ainsi été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et ses environs, selon la mission onusienne.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.

Selon Paris, environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents, dont une centaine au sein de la force de l'ONU.

Avec AFP

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