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Islande : percée du Parti pirate sans majorité, les conservateurs en tête

La fondatrice du Parti pirate, Birgitta Jonsdottir, à Reykjavik, le 25 octobre 2016.
La fondatrice du Parti pirate, Birgitta Jonsdottir, à Reykjavik, le 25 octobre 2016. Halldor Kolbeins, AFP

Le Parti pirate islandais a effectué samedi une percée lors de législatives anticipées qui a sanctionné la droite sortante, sans pour autant être en mesure d'assurer une majorité à l'opposition, selon des résultats partiels.

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Pas de prise du Parlement en vu pour le Parti pirate islandais. Si le parti 2.0 a réalisé une nette percée samedi 29 octobre aux législatives, il reste pourtant en deçà des scores que lui prédisaient les sondages. Des résultats en demi-teinte qui pourraient entamer ses chances d'accéder au gouvernement, selon les premiers décomptes.

Les électeurs ont sanctionné l'un des partis de la coalition sortante de centre-droit, mais les conservateurs du Parti de l'indépendance restent la première formation politique du pays, avec 30 % des suffrages après dépouillement de 40 % des bulletins.

À la deuxième place, le mouvement des verts et de gauche rassemble 16 % des voix. Le Parti pirate, fondé par des cybermilitants et dirigé par l'activiste et poète Birgitta Jonsdottir, est donné troisième, avec près de 14 % des suffrages.

Ni les partis de centre-droit, ni les quatre partis de l'opposition ne semblent pour le moment réunir de majorité suffisante pour gouverner.

De possibles négociations

Les pirates et le Parti de l'Indépendance ont exclu de travailler ensemble, mais l'issue du scrutin pourrait les réunir à la table des négociations. "Nos prévisions internes donnaient 10 à 15 % alors ça (les premiers résultats) c'est le haut de notre fourchette. On savait qu'on n'aurait jamais 30 %", a indiqué à Reuters la dirigeante du Parti, Birgitta Jonsdottir, lors d'une veillée électorale organisée dans le port de Reykjavik.

Les derniers sondages créditaient le Parti pirate de 20 % des voix. Le score provisoire du parti a toutefois triplé par rapport aux dernières élections de 2013.

Les centristes du Parti du progrès ne rassemblent plus que 10,5 % des voix contre près de 15 % en 2013. Le parti fait notamment les frais de la démission en avril du Premier ministre issu de ses rangs, Sigmundur David Gunnlaugsson, dont le nom est apparu sur les listes de comptes offshore des Panama Papers.

Si ce résultat serré se confirme, le nouveau Parti de la réforme (Vidreisn) pro-européen et libéral, qui n'a pas encore choisi son camp, pourrait détenir les clefs de la future majorité.

"Je ne peux pas nier que si les résultats sont ainsi (...) il serait naturel que nous soyons le premier parti du prochain gouvernement", a dit le chef de file du parti de l'Indépendance, Bjarni Benediktsson. Les conservateurs ont fait campagne sur une baisse des impôts et une poursuite de la reprise économique.

Alimentée par un boom de l'industrie du tourisme, l'économie islandaise a renoué avec la croissance après avoir été frappée de plein fouet par la crise financière de 2008. Sa croissance devrait atteindre 4,3 % cette année.

Avec Reuters

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