Accéder au contenu principal
Découvertes

Une étude montre que Facebook et le fait d'être en bonne santé sont liés, reste à savoir en quoi

Les chercheurs ont établi un lien entre l'utilisation de Facebook et l'espérance de vie ; ce qui ne revient évidemment pas à dire que Facebook permet d'avoir une meilleure santé.
Les chercheurs ont établi un lien entre l'utilisation de Facebook et l'espérance de vie ; ce qui ne revient évidemment pas à dire que Facebook permet d'avoir une meilleure santé. Christian Science Monitor / Getty Images

Des chercheurs ont comparé l'activité sur Facebook des internautes à leurs dossiers médicaux. Conclusion : les gens qui ont un réseau d'amis étoffé sont aussi ceux qui ont la meilleure espérance de vie. Euh ?

Publicité

À mesure que les réseaux sociaux s'imposent dans nos façons d'interagir avec les autres, de nombreuses personnes s'interrogent sur les effets de Facebook sur la santé mentale. Or, selon une étude relayée par le New York Times, le temps que nous passons sur ces plateformes pourrait être lié à une meilleure espérance de vie. Que déduire de cela ?

VOIR AUSSI : Le cerveau ne permet pas d'avoir plus de cinq meilleurs amis, selon une étude du MIT

Publié dans le journal PNAS lundi 31 novembre, cette recherche montre un lien de corrélation évident entre le fait d'avoir une vie numérique active et celui d'être épanoui.

"Nous nous sommes aperçus que les gens qui avaient beaucoup d'amis en ligne sont moins susceptibles de mourir que leurs pairs moins connectés", peut-on lire dans l'étude. "Ceci permet de relativiser l'idée selon laquelle les réseaux sociaux ont un impact déplorable sur la santé."

Limites à prendre en compte

Bien sûr, cette étude a quelques limites. Par exemple, Facebook est le seul réseau social passé au crible ; or, on peut supposer que les médias sociaux ne sont pas tous utilisés de la même façon, ni par le même public.

"Une relation corrélative"

Pour être publiée, cette étude a dû passer par plusieurs comités scientifiques ainsi que des commissions d'examen étatiques. Mais il convient de noter que William Hobbs, 29 ans, étudiant postdoctoral à l'Université de Northeastern, a travaillé chez Facebook en tant que stagiaire en 2013, et que Moira Burke, également impliquée dans la recherche, avait travaillé en tant que chercheuse pour le réseau social. Pour autant, Hobbs a assuré que Facebook n'avait absolument pas interféré dans les résultats de l'article.

Plus on a d'amis, meilleure notre santé est

Les chercheurs ont mis en parallèle 12 millions de profils Facebook d'internautes nés entre 1945 et 1989 avec des dossiers du ministère de la Santé en Californie. Il a alors été constaté qu'une "utilisation active, même modérée" du réseau social était la plupart du temps associée à un taux de mortalité faible. Plus précisément : plus l'internaute reçoit des demandes d'amis, plus son taux de mortalité tend à être bas. L'inverse, lui, ne se vérifie pas : le fait de "demander des internautes en amis" n'est pas lié à une meilleure espérance de vie.

Globalement, les personnes disposant d'une présence sociale forte ou moyennement étoffée sur les réseaux sont aussi ceux qui vivent plus longtemps, à l'inverse des personnes plus numériquement esseulées. Finalement, cette étude rejoint largement un constat général : celui du rapport entre "le fait d'être entouré" et la longévité.

En fait, meilleure notre santé est, plus on a d'amis

Les chercheurs estiment que si les conclusions représententent "une relation corrélative" (en d'autres termes, une corrélation), ce qui est différent d'une causalité. Ainsi, rien ne nous permet d'affirmer formellement que l'utilisation de Facebook a un effet direct sur sa santé.

Surtout, le professeur en santé publique et sciences politiques James Fowler, qui est l'un des auteurs de l'étude, s'est dit surpris que le fait de "demander les autres en amis" ne soit pas associé à une meilleure espérance de vie. Selon lui, ce résultat vient nuancer d'autres études qui concluaient que les gens bien entourés sont en meilleure santé. En vérité, il faudrait inverser la proposition et considérer que c'est parce que les gens sont en bonne santé qu'ils ont plus d'amis. En somme, que les réseaux sociaux en eux-mêmes ne conduisent pas les gens à être en meilleure santé.

Si vous avez tout suivi, félicitations.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.