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AMÉRIQUE DU SUD

Venezuela : le Parlement suspend la procédure contre Maduro

Le président Nicolas Maduro et l'opposition ont convenu de se retrouver le 11 novembre.
Le président Nicolas Maduro et l'opposition ont convenu de se retrouver le 11 novembre. Venezuelan Presidency, AFP
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La reprise du dialogue entre certains opposants et Nicolas Maduro s’est traduite, mardi, par la suspension de la procédure "pour manquements au devoir" lancée contre le président socialiste accusé d'être responsable de la crise au Venezuela.

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Faut-il y voir la promesse du début d’une sortie de l’impasse ? Le timide dialogue amorcé entre le gouvernement vénézuélien et certains opposants semble, en tout cas, porter ses fruits : mardi 1er novembre, le Parlement, dominé par l'opposition, a ainsi suspendu la procédure qu'il devait lancer contre le président socialiste Nicolas Maduro, accusé d'être responsable de la crise qui frappe le pays.

Cette décision n'est pas une "capitulation" mais vise à trouver une solution, a souligné le président de l'Assemblée nationale Henry Ramos Allup. Signe supplémentaire que l’heure est à la discussion : l'opposition a décidé de suspendre la marche pacifique prévue le 3 octobre vers le palais présidentiel de Miraflores. Cette décision est intervenue à la demande du Vatican qui joue le rôle de médiateur entre le gouvernement et une partie de l'opposition, a précisé le président de l'Assemblée nationale.

Un dialogue sous les auspices du Vatican

Nicolas Maduro est engagé dans un bras de fer avec le camp adverse depuis la victoire de l'opposition de centre droit aux législatives de fin 2015, qui a mis fin à 17 ans d'hégémonie du camp de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013) au Parlement.

Les antichavistes reprochent au président, héritier politique du défunt Hugo Chavez, d'avoir plongé ce pays producteur de pétrole dans une grave crise économique en n'ayant pas su prévoir la chute des cours du brut, ni y réagir à temps.

Le gouvernement et une partie de l'opposition étaient tombés d'accord dans la nuit de dimanche à lundi sur un calendrier de discussions, sous les auspices du Vatican et de l'Union des nations sud-américaines (Unasur).

Si ces pourparlers ont partiellement fait retomber la tension, ils ont aussi mis en lumière les divisions de l'opposition, vaste coalition allant du centre à la droite : son aile dure, incarnée par la figure de l'antichavisme emprisonnée Leopoldo Lopez, rejette ces discussions et mise davantage sur les manifestations.

Les parties sont convenues de se retrouver le 11 novembre. Mais ces pourparlers restent fragiles, tant la méfiance est grande de part et d'autre.

Avec AFP

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