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Turquie : explosion meutrière devant un bâtiment de la police à Diyarbakir

Les autorités locales ont imputé l'attaque aux séparatistes kurdes du PKK.
Les autorités locales ont imputé l'attaque aux séparatistes kurdes du PKK. Ilyas Akengin, AFP (archives)

Au moins huit personnes ont été tuées et une centaine d'autres ont été blessées par une explosion qui s'est produite vendredi près d'un commissariat de la police à Diyarbakir, grande ville à majorité kurde dans le sud-est de la Turquie.

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Au moins huit personnes ont été tuées et 100 autres ont été blessées, selon le Premier ministre turc Binali Yildirim, par l'explosion "d'un véhicule rempli d'explosifs" qui s'est produite vendredi matin près d'un bâtiment de la police à Diyarbakir, une ville à majorité kurde dans le sud-est de la Turquie.

"Jusqu'à présent, il y a huit décès, dont deux policiers", a-t-il précisé, avant d'imputer l'attaque au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui "a montré à nouveau son visage perfide [...] Ils ont fait exploser un véhicule rempli d'explosifs".

Cette explosion s'est produite près du commissariat où sont gardés à vue plusieurs parlementaires appartenant au HDP, le principal parti pro-kurde du pays. Ils ont été  interpellés durant la nuit dans le cadre d'une enquête "antiterroriste" en lien avec les rebelles du PKK.

Habitants en colère

L’explosion, survenue dans le district de Baglar, a été entendue par un journaliste de l'AFP se trouvant à environ 5 km du bâtiment de la police. Une épaisse colonne de fumée blanche s'élevait du lieu de la déflagration, selon ce journaliste qui indiqué que des policiers ont tiré des coups de feu en l'air pour disperser des habitants en colère qui criaient des slogans anti-gouvernmentaux.

Le PKK, un groupe classé "terroriste" par Ankara et ses alliés occidentaux, a revendiqué ces derniers mois plusieurs attaques à la bombe contre des cibles de la police à travers la Turquie.

Le sud-est du pays est ensanglanté par des combats quotidiens entre le PKK et les forces de sécurité depuis la rupture, à l'été 2015, d'un fragile cessez-le-feu, qui a sonné le glas du processus de paix pour mettre un terme au conflit qui a fait plus de 40 000 morts depuis 1984.

Avec AFP et Reuters

 

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