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Mali : décès d'un soldat français blessé par l'explosion d'une mine dans le nord

Des soldats français en patrouille dans la région de Gao, au Mali, en juin 2013 (archives).
Des soldats français en patrouille dans la région de Gao, au Mali, en juin 2013 (archives). Lionel Bonaventure, AFP

L'Élysée a annoncé, samedi, la mort d'un sous-officier français, blessé la veille dans le nord du Mali, dans l'explosion d'une mine au passage de son véhicule. Un décès qui porte à 18 le nombre de soldats tués depuis le début de l'opération Serval.

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Un soldat français de 28 ans est mort dans la nuit du vendredi 4 au samedi 5 novembre, après avoir été blessé dans le nord du Mali lors de l'explosion d'une mine au passage de son véhicule blindé, a annoncé l'Élysée.

"Le président de la République a appris avec émotion la mort, la nuit dernière, d'un sous-officier du 515e régiment du train de la Braconne, des suites des blessures reçues lors de l'explosion d'une mine [vendredi] après-midi au passage de son véhicule blindé en opération au nord du Mali", peut-on y lire. "L'explosion a provoqué la mort du maréchal des logis-chef Fabien Jacq, blessé plus légèrement un autre soldat et commotionné trois autres", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Les deux blindés français qui ont subi l’attaque par engin explosif faisaient partie d’un convoi d'une soixantaine de véhicules en route pour Abeïbera (140 km au nord-est de Kidal) lorsque l'explosion s'est produite, a ajouté le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Patrik Steiger.

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François Hollande, qui a fait part de son "émotion" et "salué le sacrifice" de ce militaire, a exprimé "sa confiance et sa fierté aux soldats des forces françaises qui apportent leur soutien à l'armée malienne et à la mission des Nations unies pour la mise en œuvre de l'accord de paix au Mali et la réduction des groupes armés terroristes dont la menace pèse sur l'ensemble du Sahel", ajoute l'Élysée.

Dix-huit soldats tués depuis 2013

Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début, en janvier 2013, de l'opération Serval au Mali, poursuivie en l'élargissant au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.

Les dernières victimes remontaient au mois d'avril, quand trois soldats avaient été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, à l'approche de la ville de Tessalit, également dans le nord du Mali.

Six soldats français ont pour leur part été blessés légèrement dans des conditions similaires le mois dernier.

Les groupes jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite de l'intervention militaire française Serval en 2013.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et de l'ONU (Minusma). Un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes a été signé en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards.

L'opération Barkhane doit procéder à une "montée en gamme" avec la fin de la saison des pluies, fin octobre-début novembre, avait expliqué le mois dernier le porte-parole des armées, le colonel Patrick Steiger.

Avec AFP et Reuters
 

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