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Bataille de Mossoul : l'EI résiste, violents affrontements dans l'est et au sud de la ville

Un char de l'armée irakienne se dirige vers Mossoul, vendredi 4 novembre 2016.
Un char de l'armée irakienne se dirige vers Mossoul, vendredi 4 novembre 2016. Bulent Kilic, AFP

Les troupes irakiennes engagées dans la bataille de Mossoul rencontrent, depuis samedi, une résistance acharnée des jihadistes de l'EI dans l'est et au sud de la ville. Les autorités affirment avoir accueilli plus de 29 000 personnes déplacées.

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Les forces gouvernementales irakiennes engagées dans des opérations dans l'est de Mossoul et au sud de la ville doivent faire face à une forte résistance des jihadistes du groupe État islamique (EI) dans leur dernier grand bastion en Irak.

Les forces spéciales irakiennes sont de nouveau intervenues, samedi 5 novembre, dans l'est de la deuxième ville d'Irak, au lendemain d'une première tentative enrayée par les jihadistes. Sur un autre front au sud de Mossoul, l'armée et la police fédérale ont lancé un assaut sur l'une des dernières localités d'importance encore aux mains de l'EI.

Si le déplacement massif de plus d'un million de civils pris au piège dans Mossoul, redouté par les organisations humanitaires, n'a pas encore eu lieu, le nombre des déplacés fuyant les combats ne cesse de grimper depuis le début, le 17 octobre, de l'offensive des forces irakiennes. Dans un communiqué, le ministère irakien pour les Migrations a indiqué avoir accueilli 29539 personnes déplacées en moins de trois semaines.

Une bataille maison par maison

"Nos forces sont en ce moment engagées dans des combats féroces dans les quartiers est de Mossoul", a indiqué Sabah al-Nomane, porte-parole des forces d'élite du contre-terrorisme (CTS). La bataille se fait "maison par maison", a-t-il affirmé.

La résistance des jihadistes, qui a ralenti l'avancée des forces d'élite, semble contredire des informations selon lesquelles l'EI aurait déplacé une grande partie de ses combattants vers l'ouest de la ville, de l'autre côté du fleuve Tigre.

Il y a quelques jours, le chef de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi, avait exhorté dans un message audio ses troupes à lutter jusqu'au martyre pour défendre Mossoul, d'où il avait proclamé en juin 2014 l'instauration d'un "califat".

Course contre la montre

Au sud de Mossoul, "les forces de l'armée et de la police fédérale attaquent (la zone de) Hamam al-Alil par trois côtés, avec le soutien de l'aviation" irakienne, a indiqué le général Abdelamir Yarallah dans un communiqué du commandement conjoint des opérations.

L'avancée de ces forces qui remontent par la vallée du Tigre vers le nord a été ralentie par les engins explosifs posés par les jihadistes dans les villages, ainsi que pour assurer la sécurité des civils et leur éviter d'être pris dans des échanges de tirs.

La coalition internationale sous commandement américain a assuré avoir intensifié ses frappes aériennes ces derniers jours, mais les troupes irakiennes au sol réclament un soutien plus important.

Avec AFP

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