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CAMEROUN

Catastrophe ferroviaire au Cameroun : les victimes portent plainte contre Camrail

Près de 80 personnes sont mortes dans le déraillement d'un train entre Yaoundé et Douala, au Cameroun, le 21 octobre 2016.
Près de 80 personnes sont mortes dans le déraillement d'un train entre Yaoundé et Douala, au Cameroun, le 21 octobre 2016. Stringer, AFP
3 mn

Des proches des victimes de la catastrophe ferroviaire, qui a fait près de 80 morts au Cameroun, fin octobre, ont porté plainte, vendredi, contre les dirigeants de la compagnie Camrail, filiale de Bolloré, pour "défaillances et négligences".

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Près de trois semaines après l’accident ferroviaire, qui a fait 79 morts et près de 600 blessés, fin octobre, au Cameroun, 28 victimes ont porté plainte contre les dirigeants de la compagnie Camrail, propriété du groupe français Bolloré, pour "défaillances et négligences", a déclaré, lundi 7 novembre, un de leurs avocats.

"Nous avons porté plainte auprès du parquet des tribunaux de première et grande instance d'Eséka", ville du centre du pays où le déraillement s'est produit, a affirmé à l'AFP Me Guy Olivier Moteng, membre d'un collectif d'avocat créé pour défendre les victimes de l'accident.

>> À voir sur France 24 : "Élan de solidarité au Cameroun, près d'une semaine après le déraillement du train d'Eseka"

Le 21 octobre, un train bondé de voyageurs avait déraillé à hauteur d'Eséka, quelques heures après son départ de Yaoundé pour Douala.

La plainte, qui vise "Camrail, ses dirigeants et le conducteur du train", pointe "des défaillances, des négligences et omissions de porter secours" aux accidentés, a détaillé l'avocat. La société Camrail appartient à 77,4 % à SCCF (Groupe Bolloré), 13,5 % à l'État camerounais, 5,3 % à Total Cameroun et 3,8 % à SEBC (Groupe Thanry).

"Le système de freinage du train était défaillant"

Depuis l'accident, de nombreux voyageurs présents dans le train et des experts cités par des médias locaux ont mis en cause le système de freinage. "Nous travaillons avec des experts et sommes en mesure d'affirmer sans risque de nous tromper que le système de freinage [du train] était défaillant", a accusé Me Moteng.

>> À lire sur France 24 : "Déraillement Yaoundé-Douala : le train roulait trop vite, selon le groupe Bolloré"

Une information judiciaire devrait être ouverte à la suite d'une enquête et ce n'est qu'au terme de ces procédures que le parquet d'Eséka dira si un procès aura lieu ou pas. D'autres collectifs de victimes envisagent également de saisir la justice, selon des avocats joints par l'AFP.

L’annonce de cette plainte survient, alors que Camrail a annoncé une première enveloppe de 1 500 000 FCFA (2 287 euros) pour indemniser les victimes de l'accident. "Les procédures d'indemnisation pouvant être longues et complexes dans ce type d'accident, Camrail a souhaité faciliter les procédures et débloquer dans l'urgence une première enveloppe budgétaire destinée à la prise en charge des frais funéraires", a fait savoir la filiale de Bolloré dans un communiqué.

Avec AFP et Reuters
 

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