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Instituts de sondage, le grand raté

Les insituts de sondage avaient, à l'unanimité, prédit une victoire d'Hillary Clinton.
Les insituts de sondage avaient, à l'unanimité, prédit une victoire d'Hillary Clinton. I-stock

Les instituts de sondages américains ont-ils fait la même erreur que leurs homologues britanniques au moment du Brexit ? Clinton était donnée favorite à la présidentielle américaine, mais c’est le républicain Trump qui entrera à la Maison Blanche.

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Ils s’étaient déjà fourvoyés lors du vote sur le Brexit au printemps dernier. Le matin du 24 juin 2016, au lendemain du scrutin, les sondeurs britanniques en avaient pris pour leur grade après s’être lourdement trompés sur les résultats concernant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Il faut dire que la veille du vote, tous les signaux étaient au vert. Les instituts donnaient le "Remain" ("Rester" en Europe) favori à plus de 52 %. Les dirigeants européens étaient confiants.

Cinq mois plus tard, c’est encore raté, cette fois-ci de l’autre côté de l’Atlantique. Depuis plusieurs jours, les sondeurs avaient donné une courte avance – mais une avance quand même – à la candidate démocrate, Hillary Clinton dans la course à la Maison Blanche. Là encore, la veille du scrutin, l'ancienne secrétaire d'État pouvait s'endormir confiante.

Au niveau national, la démocrate était créditée de 44,9 % des intentions de vote contre 42,7 % pour Trump, selon la moyenne des plus récents sondages établis par Real Clear Politics (RCP), le 7 novembre. Un résultat qui s'était resserré dans la dernière ligne droite mais qui jamais n'a laissé l'avantage à Trump. La chaîne CBS avait même publié une estimation le même jour selon laquelle Hillary Clinton disposait d'un avantage de quatre points au niveau national, à 45 % contre 41 %.

Dans de nombreux médias, les analystes estimaient aussi que les affaires d’agressions sexuelles du républicain, que ses sorties douteuses sur les femmes, ou encore sur les Mexicains favoriseraient l’ancienne secrétaire d’État. Tous ont eu tort, bien que certains, à l'instar de France 24, avaient relayé les prévisions d'Allan Lichtman, professeur d’histoire à l’American University de Washington, qui donnait Trump gagnant.

Le "vote secret" pour Trump

Comment expliquer ce raté ? Par un manque d’anticipation. Selon Courrier International, beaucoup d’électeurs conservateurs étaient apparemment gênés de dévoiler leur intention de vote. "Résultat : les instituts de sondage sont passés à côté", explique le journal.

C’est aussi l’analyse du Daily Telegraph qui estime que les instituts de sondage ont mal appréhendé le "vote secret pour Trump". Ils ont sous-évalué le "silence" des sondés et donc mal calculé leur marge d’erreur. "Ceux qui refusent de dévoiler leur orientation politique sont souvent ceux qui votent pour les partis conservateurs", explique le journal américain.

Dans plusieurs États-clés, Trump a fait voler en éclat toutes les prévisions. La Floride, cet État-clé de 29 grands électeurs qui penchait en faveur de la démocrate, reviendra au républicain. Dans le Wisconsin, aussi, l'institut RealClearPolitics donnait presque sept points d’avance à Clinton à 46,8 % contre 40,3 %, précise le quotidien américain USA Today. Résultat : le républicain a gagné l'État avec un point d’écart. Les instituts de sondages n’avaient pas non plus prévu le ralliement de la Pennsylvanie à Trump, alors que Clinton était donnée favorite. Ni celui de l’Iowa, cet État qui avait choisi le démocrate Barack Obama en 2008 et 2012.
 

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