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Les forces irakiennes affirment avoir repris le site antique de Nimrod

Le site antique de Nimrod, joyau de l'empire assyrien fondé au XIIIe siècle avant JC, est situé à une trentaine de kilomètres de Mossoul, sur les berges du fleuve Tigre.
Le site antique de Nimrod, joyau de l'empire assyrien fondé au XIIIe siècle avant JC, est situé à une trentaine de kilomètres de Mossoul, sur les berges du fleuve Tigre. Hubert Debbasch, AFP

L'armée irakienne a annoncé dimanche avoir repris au groupe État islamique la cité antique de Nimrod. Par ailleurs, dans les quartiers déjà libérés de Mossoul, l’armée irakienne tente de gagner le cœur d'une population à majorité sunnite.

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Les forces irakiennes ont repris la zone où est situé le site antique de Nimrod, au sud de Mossoul, que le groupe État islamique (EI) avait saccagé après son implantation en Irak, a annoncé l’armée, dimanche 13 novembre.

"Des unités de la 9e division blindée ont totalement libéré Nimrod et ont levé le drapeau irakien sur les bâtiments", a affirmé le Commandement des opérations dans un communiqué citant un haut responsable militaire.

Situé à une trentaine de kilomètres de Mossoul sur les berges du fleuve Tigre, Nimrod est un joyau de l'empire assyrien fondé au XIIIe siècle avant JC. Le commandement militaire irakien ne mentionne pas spécifiquement le site archéologique, distant d'environ un kilomètre du village qui porte le même nom. Au printemps 2015, des vidéos et des images satellite avaient témoigné des destructions provoquées au bulldozer, à la pioche ou à l'explosif par les jihadistes. Ils ont notamment endommagé le temple de Nabû, vieux de 2 800 ans et dédié au dieu mésopotamien de la sagesse et de l'écriture.

Dans les quartiers déjà libérés de Mossoul, les habitants manquent de tout

Cette reprise de Nimrod intervient dans le cadre de la vaste offensive militaire lancée le 17 octobre par Bagdad pour reconquérir Mossoul, la deuxième ville d'Irak et le dernier bastion de l'EI dans le pays.

Samedi, les forces d'élite irakiennes ont engagé  d'"intenses" combats avec les jihadistes dans l'est de Mossoul, selon un officier, alors que des civils pris au piège se rassemblaient à la périphérie de la ville pour fuir.

Dans les quartiers déjà libérés de l’est de la ville, les habitants manquent de tout et redoutent le retour de l’EI, ont constaté Rob Parsons, Hussein Assad et Pierrick Leurent, les envoyés spéciaux de France 24 sur place.

L'armée irakienne a célébré son entrée dans Mossoul en mettant la musique à fond, une scène encore inimaginable il y a quelques jours. Pour l'armée irakienne, à majorité chiite, l'enjeu est double. Il faut détruire l'EI, mais aussi gagner le cœur d'une population de Mossoul à majorité sunnite.

La reprise totale de Mossoul ne devrait cependant pas intervenir avant des semaines voire des mois.

Avec AFP

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