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Le journaliste français arrêté en Turquie a été libéré

Gaziantep, où Olivier Bertrand a été arrêté vendredi, avait été la cible d'un attentat-suicide, le 16 octobre 2016.
Gaziantep, où Olivier Bertrand a été arrêté vendredi, avait été la cible d'un attentat-suicide, le 16 octobre 2016. AFP

Le journaliste français Olivier Bertrand, retenu depuis vendredi par les autorités turques, a été libéré dimanche 13 novembre.

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"Notre journaliste Olivier Bertrand est libre". Le site d'information Les Jours a confirmé dimanche 13 novembre que le journaliste français arrêté vendredi par les autorités turques pendant un reportage près de la frontière syrienne avait été remis en liberté. Il est attendu en France dans les prochaines heures. 

Olivier Bertrand, reporter au site en ligne Les Jours, avait été interpellé vendredi alors qu'il était en reportage dans la province de Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie, une arrestation qualifiée dimanche d'"inadmissible" par le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, qui a "exigé" sa libération.

Son arrestation a suscité une importante mobilisation des médias et des internautes en France au cours du week-end.

"Dans un pays démocratique..."

Selon l'agence de presse progouvernementale Anadolu, Olivier Bertrand a été interpellé et placé en garde à vue car il n'avait pas demandé les accréditations nécessaires auprès des autorités. L'agence de presse turque présente par ailleurs Olivier Bertrand comme un journaliste qui a écrit des articles "en faveur" de personnes soupçonnées d'appartenir au réseau du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur du putsch manqué en juillet.

"Dans un pays démocratique, Olivier Bertrand aurait pu poursuivre son reportage sans être expulsé par un pouvoir qui a des choses à cacher", a réagi sur Twitter le secrétaire général de l'ONG Reporters Sans Frontières, Christophe Deloire.

L'interpellation d'Olivier Bertrand survient alors que les relations entre Ankara et Bruxelles se sont tendues ces dernières semaines, après l'arrestation de plusieurs journalistes et opposants politiques turcs.

Depuis la tentative de coup d'État du 15 juillet, les autorités turques ont mené des purges qui ont notamment frappé les médias et les journalistes turcs de plein fouet. Le patron du quotidien d'opposition Cumhuriyet, Akin Atalay, a ainsi été placé en détention samedi.

Avec AFP

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