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Guantanamo : "Je n'ai pas réussi à fermer ce satané machin", reconnaît Barack Obama

Barack Obama s'est exprimé lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, le 14 novembre 2016.
Barack Obama s'est exprimé lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, le 14 novembre 2016. Saul Loeb, AFP

Moins d’une semaine après l’élection de Donald Trump, Barack Obama a tenu une conférence de presse, lundi, depuis la Maison Blanche. L’occasion d’évoquer son bilan mais également de faire un point sur son entretien avec Donald Trump.

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Lors de sa première conférence de presse depuis l’élection de Donald Trump, il y a près d’une semaine, Barack Obama a affirmé que les États-Unis devaient rester "un phare de l'espérance" et la "nation indispensable" pour la communauté internationale. Il en a profité pour faire un point sur le bilan de ses deux mandats.

"Le pays est dans un meilleur état qu’à mon arrivée il y a huit ans, a-t-il assuré. Le chômage a baissé pendant 73 mois consécutifs, les recettes augmentent, la pauvreté baisse, il n’y a jamais eu aussi peu de personnes sans couverture santé, les émissions de carbone se sont calmées sans impacter notre croissance".

Il reconnaît cependant ne pas avoir réussi à fermer la prison de Guantanamo, "ce satané machin", comme il s'y était engagé lors de son élection. En cause, "les restrictions qu'on nous a imposées", souligne-t-il avant d’ajouter : "Mais il est vrai aussi que avons grandement réduit la population (carcérale) et il y a désormais moins de 100 personnes" dans cette prison militaire ouverte à Cuba après les attentats du 11 septembre 2001.

Les démocrates doivent "se battre, se montrer" dans tout le pays

S’il est satisfait de son bilan, Barack Obama l’est moins de la situation de sa famille politique, le Parti démocrate. Après la défaite surprise de Hillary Clinton, il a appelé les démocrates à "se battre, à se montrer partout" à travers les États-Unis, dans une critique à peine voilée envers la candidate qui a perdu des bastions traditionnels de la gauche le 8 novembre.

Pour lui, il faut que de nouvelles voix et de nouvelles idées émergent au sein du Parti démocrate. "L'une des questions qui doit être claire aux yeux des démocrates, c'est que compte tenu de la distribution de la population à travers le pays, nous devons nous battre partout, nous devons nous montrer partout, nous devons travailler au niveau de la base", a dit Barack Obama.

Des "inquiétudes" sur la présidence de Trump

Il est évidemment revenu sur son entretien avec Donald Trump à la Maison Blanche, jeudi dernier. Il s’est voulu rassurant sur les perspectives politiques du nouveau président même s’il admet avoir des "inquiétudes" sur la présidence de Trump. Il a assuré que leur discussion avait été "fluide et utile" et qu’il l’avait trouvé "sincère" dans sa volonté affichée d’être un bon président.

Il a également déclaré avoir insisté auprès du républicain sur la différence entre faire campagne et présider les États-Unis et lui a conseillé d’envoyer des "signaux d’unité" au pays, "et de tendre la main aux minorités, aux femmes et aux autres qui sont inquiets face au ton de la campagne".

>> À lire aussi : Donald Trump compte expulser jusqu'à 3 millions d'immigrés clandestins

Donald Trump favorable à une Otan forte

Au sujet de l’Otan, Barack Obama a assuré que Donald Trump était favorable à une alliance forte. Une annonce rassurante après que le candidat républicain eut semblé remettre en cause les principes de l'Alliance atlantique durant sa campagne. "Un des messages que je serai en mesure de porter est son engagement à l'égard de l'Otan et de l'alliance transatlantique", a assuré le président sortant. "Ces alliances ne sont pas seulement bonnes pour l'Europe, elles sont bonnes pour les États-Unis", a-t-il martelé.

Auparavant, sa conseillère à la sécurité nationale Susan Rice avait affirmé que les alliés de l'Amérique qui jouissent de traités de défense mutuelle pourraient continuer de compter sur les États-Unis sous la présidence Trump.

Quid de la politique étrangère ?

Plus globalement, au sujet de la politique étrangère de la future administration qui inquiète les alliés des États-Unis, Barack Obama a vanté "l'immense continuité" de la politique étrangère américaine "qui fait de nous la nation indispensable quand il s'agit de maintenir l'ordre international et la prospérité mondiale".

Concernant les accords sur le nucléaire avec l’Iran et ceux sur le climat, le président sortant a souligné que Donald Trump aurait du mal à les démanteler.

Barack Obama entame sa dernière tournée européenne mardi. Il va se rendre en Grèce pour évoquer la crise migratoire et les problèmes économiques avant de poursuivre son voyage en Allemagne. Sa dernière visite aura lieu au Pérou pour un ultime sommet de l'Apec avant de quitter la Maison Blanche le 20 janvier 2017. 

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