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Côte d'Ivoire : décès de l'ancien international ivoirien Laurent Pokou

L'ancien attaquant ivoirien Laurent Pokou en mai 1977, lorsqu'il jouait au Stade Rennais.
L'ancien attaquant ivoirien Laurent Pokou en mai 1977, lorsqu'il jouait au Stade Rennais. Josh Edelson, AFP

L'ancien attaquant international ivoirien Laurent Pokou, figure emblématique du football africain qui avait également brillé au Stade Rennais ainsi qu'à l'AS Nancy, aux côtés de Michel Platini, est mort à l'âge de 69 ans.

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L’attaquant ivoirien Laurent Pokou, légende du football, est décédé dimanche 13 novembre à l’âge de 69 ans, à la Polyclinique internationale de Cocody, en Côte d'Ivoire, des suites d'une longue maladie.

C’est le Stade Rennais, son ancien club qui a annoncé la nouvelle sur son site Internet. "Le Stade Rennais F.C. apprend avec grande tristesse le décès de Laurent Pokou ce dimanche 13 novembre, à l'âge de 69 ans. Attaquant du Stade Rennais de 1974 à 1977 puis de septembre 1978 à décembre 1978, Laurent Pokou (...) avait inscrit 52 buts en 82 matchs sous le maillot rouge et noir. Toutes nos pensées vont à sa famille et ses proches", a écrit le club dans son communiqué.

Pour l’équipe bretonne, "Laurent Pokou est l’un des meilleurs, sinon le meilleur joueur à avoir porté le maillot du Stade Rennais". En seulement quelques saisons, le footballeur ivoirien a laissé une marque indélébile chez les "Rouge et Noir" et est même devenu pour les supporters "le duc de Bretagne".

Encensé par Pelé

Pourtant, Laurent Pokou a bien failli ne jamais venir jouer en France.C’est à l’ASEC Abijan puis à l’USFRAN Bouaké que le footballeur fait ses débuts. En sélection nationale, il se fait rapidement remarquer. Meilleur buteur de la Coupe d’Afrique des Nations en 1968 et 1970, il devient le recordman des buts en CAN avec 14 réalisations. Cette performance n’a été battue que par le Camerounais Samuel Eto'o (16 buts), à l'issue de la CAN-2008 au Ghana.

En 1972, il est aussi sélectionné pour participer à la Coupe de l’indépendance au Brésil où il rencontre la légende brésilienne Pelé. Ce dernier ne tarit alors pas d’éloges sur le jeune footballeur africain : "J'ai trouvé mon successeur. Il s'appelle Laurent Pokou. Il n'a qu'un défaut, il n'est pas brésilien".

À l’époque, les clubs français les plus prestigieux le courtisent. Mais, comme le rappelle le site de 20 minutes, le père de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, refuse de voir le trésor national s’envoler pour l’étranger. "À chaque fois que Laurent a eu la possibilité de quitter le pays, le président envoyait ses troupes à l’aéroport pour l’empêcher de partir [le patron de l’ASEC Abidjan, le club de Pokou, était un des ministres d’Houphouët-Boigny]", explique Alain Prioul, co-auteur d’une biographie sur le sportif ivoirien.

AS Nancy-Lorraine, période Platini

En 1973, le Stade Rennais réussit cependant à lui faire signer un contrat, mais Laurent Pokou a déjà 27 ans. Cela ne l’empêche de connaître encore de belles saisons. En France, il marque 101 buts entre 1973 et 1979 avec le club breton, puis avec Nancy, période Platini, toutes compétitions confondues. Il termina finalement sa carrière avec l’ASEC d’Abidjan puis devient pendant quelques temps entraîneur.

Interrogé en 2014 sur son incroyable parcours par RFI, Laurent Pokou n’avait exprimé qu’un regret : "J'aurais aimé gagner une Coupe d'Afrique des Nations pour mon pays, ça n'a pas été le cas, mais j'ai été le meilleur buteur pendant trente-huit ans… L'un de mes meilleurs souvenirs, c'est qu'au stade de la route de Lorient [le Stade rennais], en Bretagne, on a fait un salon d'honneur qui porte mon nom : c'est comme si j'étais immortalisé !". 

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