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L’ONU prévoit un record de température mondiale pour 2016

Une portion asséchée du sanctuaire Nalsarovar Bird, dans l'État du Gujarat en Inde, le 29 mai 2016.
Une portion asséchée du sanctuaire Nalsarovar Bird, dans l'État du Gujarat en Inde, le 29 mai 2016. Sam Panthaky, AFP

Une étude de l'ONU parue lundi en marge de la COP22 a annoncé des températures record pour l'année 2016, avec environ 1,2°C de plus en moyenne. La concentration des gaz à effet de serre devrait elle aussi battre des record sur l'année.

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L'année 2016 devrait battre un nouveau record de chaleur avec une température planétaire moyenne supérieure d'environ 1,2°C au niveau de l'ère pré-industrielle, a annoncé lundi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), qui dépend des Nations unies.

"Si cela se confirmait, le XXIe siècle compterait 16 des 17 années les plus chaudes constatées depuis le début des relevés" à la fin du XIX siècle, selon l'OMM. "Tout semble indiquer que 2016 sera l'année la plus chaude" avec une température moyenne "supérieure au record établi en 2015", précise l'organisation dans un communiqué publié en marge de la conférence de l'ONU sur le climat (COP22).

Plus de 190 pays sont réunis à Marrakech depuis le 7 novembre pour tenter d'avancer dans la mise en œuvre de l'accord de Paris scellé l'an dernier et qui vise à limiter le réchauffement en deçà de 2°C. Un seuil au-delà duquel il sera extrêmement difficile de s'adapter aux impacts des dérèglements climatiques dans de nombreuses zones du monde, selon les climatologues.

La tendance de fond au réchauffement s'est doublée en 2015-2016 d'un puissant épisode "El Nino", a souligné l'OMM. El Nino est une intensification d'un courant équatorial chaud du Pacifique, qui revient tous les 5 ans environ. Il a commencé à se dissiper seulement à la fin du printemps de 2016.

Destruction de la Grande barrière de corail

Au-delà de la température mondiale, d'autres indicateurs du changement climatique affichent eux aussi des valeurs record, prévient l'institution. Parmi ces indicateurs, la concentration des principaux gaz à effet de serre dans l'atmosphère a atteint des niveaux sans précédent.

Autre point inquiétant, l'étendue de la banquise arctique a été faible et la fonte des glaces du Groenland "très marquée". "Dans certaines régions arctiques de la Fédération de Russie, la température était supérieure de 6 à 7°C à la normale", a souligné Petteri Taalas, le secrétaire général de l'OMM. "Et dans de nombreuses régions arctiques et subarctiques de la Russie, de l'Alaska et du nord-ouest du Canada, la température a dépassé la normale d'au moins 3°C, a-t-il ajouté en soulignant que "jusqu'ici, les records de chaleur s'exprimaient en fractions de degré".

Par ailleurs des températures océaniques élevées ont généré un important phénomène de blanchissement des coraux : dans certaines parties de la Grande barrière, "jusqu'à 50 % des coraux sont morts" affirme l’OMM. S’étendant sur des centaines de kilomètres au large de la côte ouest de l’Australie, la Grande barrière de corail est le plus important récif corallien au monde, classé au patrimoine mondial de l’humanité. Elle constitue un abri essentiel pour des centaines d’espèces de poissons et des tortues.

Une version finale du rapport sur l'État du climat en 2016 sera publiée début 2017 par l'OMM.

Les émissions de CO2 stables mais toujours trop élevées

Une autre étude parue lundi en marge de la COP22 se veut un peu plus rassurante : les émissions de gaz à effet de serre (GES) issues des énergies fossiles ont été stables pour la 3e année consécutive, un progrès inédit mais insuffisant pour contenir le réchauffement. Cette "rupture claire" par rapport à la poussée des émissions constatée la décennie précédente, a été permise par la Chine, premier émetteur mondial, qui a réduit son recours au charbon, souligne le Global Carbon Project dans son 11e bilan annuel réalisé par des scientifiques du monde entier.

Les émissions de CO2 issues de combustibles fossiles et de l'industrie ont augmenté de 0,2 % en 2016 par rapport à 2015, et s'établissent à 36,4 milliards de tonnes, selon des chiffres encore préliminaires. Dans les années 2000, elles progressaient encore à un rythme de 3 %. Le dioxyde de carbone est le principal gaz à effet de serre produit par les activités humaines.

Le Global Carbon Project, qui regroupe des chercheurs sur le changement climatique, a salué la stagnation des émissions alors que la croissance mondiale se poursuit, mais a mis en garde contre trop d'optimisme.

Avec AFP et Reuters

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