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Melania Trump, d’un village slovène à la Maison Blanche

Melania Trump et son fils Barron le soir de la victoire de Donald Trump.
Melania Trump et son fils Barron le soir de la victoire de Donald Trump. Chip Somodevilla / AFP

Melania Trump, discrète épouse de Donald Trump, qui pendant sa campagne a accusé les immigrés de tous les maux, est d'origine slovène. Elle va devenir la première Première Dame américaine d’origine étrangère depuis 1825.

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Les États-Unis ont une nouvelle Première dame. Son profil est aussi atypique que celui de son nouveau président américain de mari, Donald Trump. Issue d’un milieu modeste, Melania Knauss est née en 1970 à Novo Mesto en ex-Yougoslavie, et a passé son enfance à Sevnica, un petit village slovène à une centaine de kilomètres à l’est de la capitale Ljubljana.

La nouvelle célébrité de Melania Trump ne passe pas inaperçue dans sa ville natale, qui compte bien en tirer profit. Le maire de la ville, Srecko Ocvirk, s’est d'ailleurs réjouit de la victoire de Donald Trump. "Sevnica est une petite ville et des événements comme celui-ci contribuent à notre reconnaissance internationale", a espéré celui-ci. Le Premier ministre centriste Miro Cerar se glorifie également : "d’une certaine manière, la Slovénie a maintenant une Première dame". Les médias slovènes se sont même déjà pris à imaginer une rue "Melania Trump" ou encore un nouveau nom pour l’école de la ville, qui se trouve être dirigée par une ancienne camarade de classe de Madame Trump.

Le rêve américain

Arrivée aux États-Unis en 1996, elle se lance dans une carrière de mannequin. Aujourd’hui son parcours la rattrape et remet son passé sur le devant de la scène : des photos d’elle nue ont suscité la polémique sur son statut légal de l'époque. Publiées par le New York Post, les photos ont été apparemment prises en 1995, alors qu’elle a toujours affirmé être arrivée en 1996. La nouvelle Première dame s’est défendue sur Twitter, affirmant qu’elle "avait toujours été en règle avec les lois de ce pays sur l’immigration".

Dans un discours prononcé lors d’un meeting à Philadelphie le 3 novembre dernier, l'épouse de Donald Trump est revenue sur ses origines et a évoqué son rêve américain. "Je voulais réaliser mon rêve et aller dans un endroit où la liberté et les opportunités s’offriraient à moi" a-t-elle expliqué. "Je suis donc venue ici. Vivre et travailler en Amérique a été une vraie chance, mais j’en voulais plus. Je voulais devenir américaine." C’est en 2006 que Melania Trump est devenue pleinement citoyenne des États-Unis, un an après avoir épousé le milliardaire américain et avec qui elle a un fils de 10 ans, Barron.

fiasco et plagiat d'un discours de Michelle Obama

L’ancienne mannequin était aux côtés de son époux de 24 ans son aîné, quand il a annoncé sa victoire à New-York. Une présence discrète, à l'image de celle qu’elle a maintenue tout au long de la campagne, où elle a cherché à humaniser son époux. "Il fera un président fantastique", avait-elle affirmé début novembre à Berwyn, près de Philadelphie. Cherchant à adoucir l’image de son mari, Melania Trump s’est faite l’avocate des "valeurs américaines, gentillesse, honnêteté, respect, compassion, générosité".

Son premier grand discours à la convention du Parti républicain, mi-juillet, avait tourné au fiasco. Elle avait été critiquée alors pour avoir plagié un discours de 2008 de Michelle Obama.

Restée silencieuse après cet incident, c'est pour prendre la défense de son mari, accusé de harcèlement sexuel par plusieurs femmes qu'elle sort de sa réserve. Dans un discours simple et direct, où elle apparaissait pour la première fois sans Donald Trump, elle s’est présentée comme une femme "indépendante", assurant que son époux "respectait les femmes et leur offrait les mêmes opportunités" qu’aux hommes.

En 1999, Melania Trump avait déclaré au New York Times qu’elle ferait une Première dame "très traditionnelle, comme Betty Ford ou Jackie Kennedy. Je le soutiendrai". Évoquant ses ambitions, elle a affirmé qu’elle serait "un défenseur des femmes et des enfants".

À noter que la dernière Première Dame d’origine étrangère était Louisa Adams, qui était la femme du président John Quincy Adams (1825-1829). Elle était, elle, née en Angleterre.

Avec AFP

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