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Obama tente de rassurer sur la présidence Trump malgré des "inquiétudes"

Barack Obama s'est exprimé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 14 novembre 2016.
Barack Obama s'est exprimé lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 14 novembre 2016. Saul Loeb, AFP

Le président américain sortant a estimé que son successeur à la Maison Blanche était un "pragmatique" qui aura du mal à démanteler les accords historiques signés par les États-Unis, comme celui sur le nucléaire iranien ou sur le climat.

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Pendant des mois, ils ne se sont pas épargnés. Mais depuis la victoire de Donald Trump à la présidentielle, le 9 novembre, Barack Obama et Donald Trump pèsent chacun de leurs mots. Dernier exemple en date : la conférence de presse au cours de laquelle le président américain sortant s’est employé, lundi 14 novembre, à se montrer rassurant sur le mandat à venir de son successeur à la Maison Blanche.

Alors qu’il n'avait cessé, durant la campagne, d'affirmer que Donald Trump était inapte à diriger la première puissance mondiale dotée de la force nucléaire, Barack Obama a jugé que le président élu n'était "pas (...) un idéologue". "Je crois qu'au bout du compte, c'est un pragmatique. Et cela peut lui être utile, à partir du moment où il a de bonnes personnes autour de lui et qu'il sait clairement où il va", a affirmé Barack Obama.

Le président sortant a toutefois fait part de quelques craintes. "Est-ce que j'ai des inquiétudes ? Absolument. Bien sûr que j'ai des inquiétudes. Lui et moi divergeons sur tout un tas de sujets", a-t-il lancé alors qu’on l’interrogeait sur la nomination comme chef de la stratégie à la Maison Blanche de Steve Bannon, considéré comme un héraut de l'extrême droite.

>> À lire sur France 24 : Stephen Bannon, l’homme qui susurre à l’oreille de Trump et de l’extrême droite américaine

Le candidat Trump avait promis qu'élu président il "déchirerait" l'accord de contrôle du programme nucléaire iranien, une percée diplomatique majeure négociée pendant des années par les États-Unis et les autres grandes puissances avec l'Iran et conclue le 14 juillet 2015. De même, le président élu avait juré d'"annuler" l'accord de l'ONU sur le climat paraphé à Paris fin 2015. Mais pour Barack Obama, le président Trump aura du mal à tenir ses promesses car "il devient plus difficile de défaire quelque chose qui fonctionne [...] un accord fantastique [...] qui empêche l'Iran d'obtenir une arme nucléaire".

"Phare de l'espérance"

Face aux inquiétudes exprimées par des alliés des États-Unis devant la possible réorientation de la diplomatie américaine, le président Obama a affirmé qu'il y aurait une "immense continuité" de la politique étrangère et que son pays devait rester "un phare de l'espérance" et la "nation indispensable" pour le monde.

Le chef de l’État américain s'exprimait juste avant un ultime voyage en Europe qui le mènera en Grèce et en Allemagne, où il tentera de rassurer ses alliés. "Un des messages que je serai en mesure de porter est son engagement [de Donald Trump] à l'égard de l'Otan et de l'alliance transatlantique", a assuré le président sortant.

>> À voir sur France 24 : "Quel monde selon Trump ?"

Mais l'une des priorités du prochain président est de réconcilier les États-Unis avec la Russie du président Vladimir Poutine, après des années de froid en raison des crises en Ukraine et en Syrie. Les deux hommes se sont entretenus pour la première fois par téléphone lundi, le Kremlin annonçant qu'ils étaient d'accord pour "normaliser" les relations entre Moscou et Washington.

À New York, l'équipe Trump parlé du souhait du président élu de nouer des "relations fortes et durables avec la Russie et avec le peuple russe". Le futur chef de l’État s'est aussi entretenu avec le président chinois Xi Jinping et ils "se sont mis d'accord pour maintenir des contacts étroits, bâtir une bonne relation de travail et pour se rencontrer bientôt", selon la télévision d'État chinoise CCTV.

Avec AFP

 

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