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Russie : le ministre de l'Économie inculpé pour corruption

Alexeï Oulioukaïev au Kremlin avec des journalistes le 18 septembre 2014.
Alexeï Oulioukaïev au Kremlin avec des journalistes le 18 septembre 2014. Shemetov Maxim Shemetov, AFP

Arrêté dans la nuit de lundi à mardi, le ministre de l’Économie russe, Alexeï Oulioukaïev, a été inculpé pour "extorsion de pots-de-vin". Il est soupçonné d’avoir reçu 2 millions de dollars. Il risque une peine de 8 à 15 ans de prison.

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Alexeï Oulioukaïev, ministre de l'Économie russe depuis 2013,  a été arrêté dans la nuit, après un interrogatoire. Il a été mis en examen pour "extorsion de pots-de-vin" quelques heures plus tard. Il est soupçonné d'avoir reçu un pot-de-vin dans le cadre d'une importante transaction pétrolière, selon le Comité d'enquête de Russie. Ce comité est le principal organe d'enquête de la Fédération de Russie, il rend compte directement au président russe Vladimir Poutine.

Alexeï Oulioukaïev, qui risque une peine de huit à quinze ans de prison, est accusé d'avoir reçu deux millions de dollars en échange d'une évaluation "positive" qui aurait permis au groupe pétrolier Rosneft d'acquérir, fin octobre, 50 % de son concurrent Bashneft, a précisé le comité d'enquête russe. Le communiqué du Comité d'enquête ne précise pas qui a remis la somme que le ministre est accusé d'avoir reçue.

L'arrestation a été menée par le Service fédéral de sécurité, le FSB, a indiqué le Comité d'enquête.

"Rien n'est clair pour le moment"

La porte-parole du Comité d'enquête a précisé que la vente de la majorité de Bachneft à Rosneft n'était pas en cause. "L'acquisition des parts de Bachneft a été effectuée de manière légale et n'est pas visée par l'enquête", a-t-elle dit.

L'arrestation a suscité l'étonnement de Sergueï Chvetsov, premier directeur adjoint de la Banque centrale de Russie. Alexeï Oulioukaïev "était la dernière personne qu'on pourrait soupçonner de quelque chose comme cela", a-t-il déclaré. "Ce qui est écrit dans les médias semble absurde. Rien n'est clair pour le moment".

Avec AFP et Reuters
 

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