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Kenya : le gouvernement repousse à mai 2017 la fermeture du camp de Dadaab

Vue aérienne du camp de réfugiés de Dadaab, qui abrite actuellement 280 000 personnes.
Vue aérienne du camp de réfugiés de Dadaab, qui abrite actuellement 280 000 personnes. Tony Karumba, AFP

La fermeture du plus grand camp de réfugiés au monde, situé au Kenya, aura finalement lieu en mai 2017. Le gouvernement kenyan a reporté l'évacuation complète sous la pression de l'ONU et d'ONG qui dénonçaient les retours forcés.

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Le plus grand camp de réfugiés au monde, celui de Dadaab, au Kenya, ne fermera finalement pas à la fin du mois de novembre. Sous la pression des Nations unies et d’organisations de défense des droits de l'Homme, le gouvernement kenyan a annoncé mercredi 16 novembre avoir repoussé l’évacuation définitive au 21 mai 2017.

Le gouvernement kenyan avait pris de court les réfugiés, les agences humanitaires, l'ONU et les partenaires occidentaux du Kenya en annonçant le 6 mai sa décision de fermer Dadaab. Ce camp, situé près de la frontière avec la Somalie, abrite actuellement quelque 280 000 réfugiés, en très grande majorité des Somaliens ayant fui depuis 1991 la guerre civile, les exactions des islamistes radicaux et des sécheresses à répétition.

>> À lire sur France 24 : "Kenya : L'avenir incertain des réfugiés somaliens du camp de Dadaab"

L'annonce de sa fermeture et le programme de "retours volontaires" mis en place depuis ont suscité de nombreuses critiques des organisations de défense de droits l'Homme, qui accusent le Kenya d'user de coercition pour forcer les réfugiés à retourner vivre dans un pays en proie à une insécurité chronique.

"Des retours sous la contrainte illégaux"

Malgré ce report, le ministre kényan de l'Intérieur, Joseph Nkaissery, a assuré que "le rapatriement se poursuivra de façon humaine, digne et en sécurité". Cette décision ne satisfait pas vraiment les opposants à la fermeture du camp. "De tels retours sous la contrainte sont illégaux", a maintenu Gerry Simpson, chercheur en charge des réfugiés pour Human Rights Watch (HRW).

Outre des raisons de sécurité évidentes - les insurgés radicaux shebab contrôlent toujours de larges portions du sud du pays et multiplient les attentats dans la capitale - les réfugiés craignent en rentrant chez eux de ne plus avoir accès à des soins ou à l'éducation pour leurs enfants, ce qui est le cas à Dadaab.

La décision de fermer le camp avait été prise après l’attentat de l’université de Garissa, qui avait fait 148 morts en 2015. Le gouvernement assure en effet, sans en fournir la preuve, que c'est là qu'a été planifiée l’attaque ainsi que celle du centre commercial Westgate à Nairobi en 2013, toutes deux perpétrées par les Shebab.

La Somalie abrite actuellement environ 1,1 million de déplacés et n'a pas les ressources nécessaires pour gérer un afflux soudain de plus de 200 000 autres personnes, rappelle Amnesty.

Avec AFP

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