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Nés aux États-Unis, ces deux pandas ont du mal avec la nourriture chinoise

Mei Lun et Mei Huan, les deux pandas, s'adaptent peu à peu à leur nouvel environnement en Chine.
Mei Lun et Mei Huan, les deux pandas, s'adaptent peu à peu à leur nouvel environnement en Chine. VCG, Getty Images

Mei Lun et Mei Huan, les premiers pandas jumeaux nés aux États-Unis et toujours vivants, ont retrouvé leur pays d'origine. Mais dur, dur de s'habituer à la langue et à la nourriture locale.

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Difficile de partir vivre dans le pays d'origine de ses parents quand on ne l'a jamais connu. Ce ne sont pas Mei Lun et Mei Huan qui nous diront le contraire. Ces deux pandas femelles sont les premières jumelles nées aux États-Unis à survivre toutes les deux.

Ces trois dernières années, elles ont été des stars dans leur zoo de naissance, à Atlanta. Mais en vertu des accords passés entre la Chine et leur parc animalier, elles ont été rapatriées le 5 novembre vers la terre des pandas.

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Les deux jeunes pandas ont commencé leur acclimatation par une quarantaine au centre de recherche sur le Panda géant de Chengdu, dans la province du Sichuan, dans le centre-ouest du pays. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que pour Mei Lun et Mei Huan, l'adaptation ne coule pas de source.

D'abord, parce que les parents n'ont vraisemblablement pas pris la peine d'apprendre le mandarin aux jumeaux. Selon le Quotidien du Peuple, le journal officiel chinois, les deux pandas femelles ont du mal à reconnaître leurs prénoms lorsqu'ils sont prononcés dans le dialecte local. Elles peinent également à comprendre les tentatives de communiquer de leurs éleveurs, telles que des "tu as tout mangé ?" ou "tu t'es bien amusée ?" sans réponse. En revanche, elles obtempèrent bien volontiers lorsqu'on leur parle en anglais. Un "come here" ("viens ici") et les deux chipies anglophones rappliquent. 

"On préfère les crackers"

Deuxième problème, elles préfèrent la cuisine américaine à la cuisine chinoise. Pas les burgers, on vous rassure. Mais c'est aux snackers que les deux pandas sont accros. Luo Yunhong, leur éleveur, affirme qu'il a été obligé de mélanger ces biscuits au reste de leur nourriture pour que les jumeaux daignent la manger. Il tente de les habituer petit à petit au wowotou, un pain de maïs chinois : "Les snackers et les wowotou ont des ingrédients nutritionnels similaires, mais une saveur différente qui résulte de méthodes de préparation différentes", précise Luo Yunhong. Apparemment, Mei Huan commence à se faire au changement de menu mais Mei Lun, l'aînée, continue de renâcler. Peut-être qu'en menaçant de la priver de dessert... ?

La diplomatie du panda

L'arrivée de Mei Lun et Mei Huan dans l'Empire du Milieu est une conséquence directe de la "diplomatie du panda". Cette approche diplomatique millénaire de la part du pays consistait à offrir des pandas en guise de cadeaux aux États avec lesquelles la Chine souhaitait nouer ou renouer des liens. Officiellement abandonnée en 1984, elle perdure toutefois sous la forme de longs prêts d'animaux à des zoos du monde entier, comme c'est le cas avec le zoo d'Atlanta, ou celui de Beauval en France. Les accords stipulent que tous les bébés pandas qui seraient amenés à naître devront être rapatriés en Chine.

Et on ne peut pas dire que le pays lésine sur les moyens pour ramener son trésor national sur son territoire. Les deux mammifères ont voyagé en première classe avec 180 kilos de bambou et 12 kilos de leurs snackers préférés à disposition.

Nous aussi, on rêve d'open-bambou dans nos vols Ryanair.

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