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WhatsApp suspend le partage des données de ses utilisateurs avec Facebook en Europe

Mashable
Texte par : Majda ABDELLAH
3 mn

Les informations des utilisateurs de l'appli de messagerie ne seront plus transmises à Facebook. Une décision temporaire qui fait suite à un bras de fer entre les autorités européennes et le réseau social.

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Après l'Inde, où WhatsApp avait fini par renoncer, en septembre, au partage de ses données avec Facebook, c'est en Europe que l'application de messagerie baisse de nouveau les armes. Le Financial Times, qui cite une source proche du dossier, a appris que les utilisateurs européens de WhatsApp ne verront plus leurs informations personnelles transmises à Facebook.

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WhatsApp avait modifié l'été dernier ses conditions d'utilisation, et annoncé notamment le partage des données de ses utilisateurs avec sa maison-mère, Facebook, à des fins publicitaires. La décision a été vivement critiquée, au point que le Royaume-Uni, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne ont successivement, au cours des derniers mois, ouvert des enquêtes pour déterminer si ce partage de données était conforme à la législation nationale.

Fin octobre, le "G29" qui réunit les autorités nationales de protection de données des différents États membres de l'UE, actuellement présidé par la CNIL française, avait fait part de son inquiétude. Sollicité par Mashable FR, un porte-parole de la CNIL avait affirmé : "Le G29 a fait part de sa grande vigilance sur le dossier dès le lendemain des annonces de changement de privacy policy."

"Continuer à discuter avec les organismes de protection des données"

Dans deux courriers adressés à Facebook et à sa filiale, le G29 demandait à WhatsApp "d'arrêter le partage des données de ses utilisateurs jusqu'à ce que les garanties juridiques appropriées puissent être apportées". Les autorités européennes pointaient du doigt le fait que le changement de politique de confidentialité n'avait pas fait l'objet d'un consentement de la part des utilisateurs.

Mais Facebook n'entend pas en rester là : la suspension demeure pour l'heure provisoire. "Nous espérons continuer à discuter avec l'Information Commissioner's Office [britannique] et d'autres organismes de protection des données", a affirmé le réseau social.

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