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#Toujourslechoix, la nouvelle campagne de la France contre la radicalisation jihadiste est lancée

La nouvelle campagne du gouvernement contre la radicalisation a été lancée vendredi 18 novembre 2016.
La nouvelle campagne du gouvernement contre la radicalisation a été lancée vendredi 18 novembre 2016. Capture d'écran du site www.toujourslechoix.fr

Le gouvernement français lance #Toujourslechoix, une nouvelle campagne contre la radicalisation. Filmées du point de vue d'un protagoniste, les vidéos plongent l’internaute dans le quotidien reconstitué de jeunes sous l’influence de jihadistes.

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"Quoi t’es choqué ? C’est qu’un drapeau (de l’organisation État islamique, NDLR). Écoute pas les conneries des médias. Viens je vais te montrer un truc de ouf". C’est avec ce genre de propos que peut commencer le processus de radicalisation d’une personne. Pour tenter de le prévenir, le gouvernement français a présenté, vendredi 18 novembre, à Matignon, sa nouvelle campagne de sensibilisation à la radicalisation diffusée sur la plateforme Stopdjihadisme et les réseaux sociaux. Intitulée #Toujourslechoix, l’initiative a été réalisée de manière moderne et originale.

>> Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles, cliquez ici.

Caméra subjective, interactivité

Filmée en caméra subjective (du point de vue d'un personnage), le projet plonge le spectateur dans la vie de deux adolescents, incarnés par des acteurs, qui subissent l’influence de personnes souhaitant les endoctriner et doivent donc faire des choix.

Il y a Emma, jeune fille radicalisée après avoir été séduite par Sabri, un recruteur jihadiste qui la convainc de partir en Syrie. Et Mehdi, jeune homme tombé aux mains de recruteurs qui le manipulent durant des mois.

Dans plusieurs situations, l’internaute est invité à cliquer sur l’une des deux options proposées. Lorsque Sabri présente à Emma deux amis qui lui fournissent une clé USB (qui contient des images de propagande de l'organisation État islamique, NDLR), celle-ci a donc deux choix : la jeter ou l’ouvrir sur son ordinateur. Si l’internaute choisit la seconde option, le parcours de radicalisation d’Emma se poursuit et est ponctué de témoignages, notamment celui des parents de Léa, 16 ans, dont l’histoire a inspiré la vidéo.

Une campagne moderne adressée aux jeunes

Cette campagne a été réalisée avec un "dispositif digital inédit" et s’adresse particulièrement aux jeunes. "Notre jeunesse, exposée à l’ensemble de ces contenus, est en première ligne" a assuré le Premier ministre, Manuel Valls, qui a insisté sur l’importance de l’utilisation des réseaux sociaux pour sensibiliser cette jeunesse. "Il ne faut pas abandonner les réseaux sociaux aux prêcheurs de haine, a-t-il affirmé. Il faut donc investir le champ numérique".

>> À lire : Résister à la radicalisation, les jeunes face aux méthodes de recrutement

L’objectif de la campagne est de prévenir la radicalisation des jeunes "en les faisant passer du monde virtuel à la réalité", a expliqué Manuel Valls. En montrant "les méthodes employées et la rapidité du processus d’embrigadement".

Lors de sa présentation, le Premier ministre a rappelé que 373 sites dangereux ont déjà été bloqués ou déréférencés, sur ordre du gouvernement. Il a d'ailleurs appelé les grandes entreprises du numérique comme Google, Facebook ou Twitter à aider les pouvoirs publics dans leur combat. Il compte aussi sur le soutien des responsables religieux et des associations de lutte contre la radicalisation.
 

>> À voir : Terrorisme et radicalisation, le nouveau plan de Manuel Valls (partie 1)

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