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Angela Merkel candidate à un quatrième mandat de chancelière en Allemagne

Angela Merkel a toutes les chances de l'emporter. Selon un sondage publié dimanche 20 novembre, 55% des Allemands souhaitent qu'elle reste en poste.
Angela Merkel a toutes les chances de l'emporter. Selon un sondage publié dimanche 20 novembre, 55% des Allemands souhaitent qu'elle reste en poste. Tobias Schwarz, AFP

Angela Merkel a annoncé dimanche 20 novembre qu'elle briguait un quatrième mandat de chancelière en 2017 pour "défendre" les "valeurs" démocratiques au moment où ses partisans font d'elle le dernier rempart face aux poussées populistes.

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Angela Merkel a annoncé dimanche 20 novembre qu’elle briguait un quatrième mandat de chancelière en 2017 pour "défendre" les "valeurs" démocratiques, tout en prévenant que les élections l'an prochain en Allemagne seraient "difficiles". Les prochaines élections législatives allemandes sont prévues de septembre à octobre 2017.

"Le combat pour nos valeurs" démocratiques ainsi que la défense "de notre mode de vie" face à la montée des populismes seront l'un des éléments clés de son programme, a déclaré à la presse à l'issue d'une réunion de son parti conservateur (CDU) à Berlin la chancelière, favorite des sondages.

Parmi les valeurs qui lui tiennent à coeur, cette fille de pasteur élevée dans l'ex-RDA communiste a cité "la démocratie, la liberté et l'Etat de droit". "C'est ce qui me guide", a-t-elle dit, rejetant la "haine" de l'autre.

Lors de sa conférence de presse, elle a également confié qu'elle réflichissait "depuis des lustres" à sa "décision (de briguer) un quatrième mandat". Cette candidature "est tout sauf anodine, après 11 ans aux affaires", a-t-elle ajouté.

Cette annonce intervient au moment où ses partisans font d'elle le dernier rempart face aux poussées populistes illustrées par le Brexit ou la victoire de Donald Trump.

Les explications de Virginie Herz

"Anti-Trump"

Mme Merkel a souligné que sa candidature interviendrait dans un contexte mondial agité "avec une situation internationale qui doit être réajustée après l'élection américaine", marquée par la victoire du populiste Donald Trump, et également concernant "la relation avec la Russie".

Après la victoire du milliardaire républicain, Mme Merkel lui avait clairement rappelé l'importance du respect des valeurs démocratiques.

"Angela Merkel est la réponse au populisme de l'époque, elle est quasiment l'anti-Trump", lui a fait écho un des cadres de la CDU, Stanislaw Tillich.

Record de Kohl en vue 

En poste depuis onze ans, elle a été couronnée à plusieurs reprises ces dernières années "personnalité de l'année" ou "femme la plus puissante" de la planète. Une de ses proches à la CDU, Julia Klöckner, a jugé dimanche qu'elle était "garante de stabilité et de fiabilité dans une période turbulente".

>> À lire sur France 24 : "À Berlin, Obama salue le leadership d'Angela Merkel"

Âgée de 62 ans, cette fille de pasteur de RDA a toutes les chances de sortir gagnante des législatives. Elle serait alors en mesure d'entrer dans l'histoire en battant les records de longévité au pouvoir en Allemagne détenus par le chancelier iconique d'après-guerre, Konrad  Adenauer (quatorze ans) et par son propre père en politique, Helmut Kohl (seize ans), qu'elle égalerait.

Selon un sondage publié dimanche, 55 % des Allemands souhaitent qu'Angela Merkel reste en poste, contre 39 % d'avis contraires. En août, la proportion d'opinions favorables n'était que de 50%.

"Si elle est élue, Angela Merkel égalera le record d'Helmut Kohl"

Angela Merkel se trouve néanmoins dans une situation paradoxale : fêtée à l'étranger, où les attentes à son égard ont décuplé depuis le succès de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine, elle attaque l'année électorale affaiblie sur le plan intérieur depuis l'arrivée controversée d'un million de réfugiés dans le pays.

Pas de concurrent sérieux dans son camp

Ses atermoiements depuis des mois sur sa candidature sont liés à cet affaiblissement. La chancelière a subi aussi un revers récent en échouant à promouvoir un candidat de son parti pour devenir président allemand en 2017, se faisant doubler par les sociaux-démocrates.

Surtout, son règne est celui qui a vu se développer en Allemagne un parti populiste, concurrençant son parti sur sa droite. Angela Merkel garde toutefois des atouts maîtres : elle n'a pas de concurrent sérieux dans son camp et reste infiniment plus populaire que ses rivaux sociaux-démocrates.

Avec AFP

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