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François Fillon est bien à droite et il n'a eu de cesse de le prouver

Serge Mouraret / Contributeur

L'ancien premier ministre a réussi un véritable tour de force en arrivant en tête du premier tour de la primaire de la droite et du centre. Pour vous offrir un portrait de François Fillon, Mashable FR a sélectionné quelques unes de ses sorties.

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Il est le vainqueur surprise du premier tour de la primaire de la droite et du centre. François Fillon devance nettement Alain Juppé. Dimanche prochain, tous deux se disputeront l'investiture présidentielle, éliminant Nicolas Sarkozy de la course.

VOIR AUSSI : Fillon met Sarkozy K.O. et distance largement Juppé au 1er tour de la primaire de la droite

Pour vous offrir un aperçu du programme défendu par l'ex-premier ministre, Mashable FR revient sur quelques unes de ses sorties les plus emblématiques.

1. "Je n'approuve pas l'avortement mais je ne reviendrai pas dessus"

François Fillon ne s'en cache pas : sa foi catholique l'empêche d'adhérer au mariage pour tous et au droit à l'avortement. Le 22 juin, lors d'un déplacement dans les Yvelines, il a confirmé ces point de vue, tout en admettant qu'il ne chercherait pas à abroger la loi Taubira. 

"J’ai toujours eu l’honnêteté de dire qu’une simple abrogation, c’est-à-dire un pur et simple retour en arrière, n’était pas possible. Mais j’ai aussi toujours dit que, sans remettre en cause le principe du mariage des couples de même sexe, les règles concernant la filiation devraient être réexaminées, car il y va de l’intérêt de l’enfant et cela prévaut pour moi sur toute autre considération", développait-il également dans une interview donnée à La Croix en juin.

Le favori de la primaire Les Républicains propose de réécrire le texte en fermant l'adoption plénière aux couples homosexuels.

Dis moi qui te soutient et je te dirai qui tu es : 

Le mouvement anti-mariage pour tous, qui prend le soin de déclarer sur son site que "rien n'est irréversible" (en référence à la loi Taubira), a fait le choix de se mobiliser pour François Fillon, dont il partage les positions sur "la famille, pierre angulaire de toute société civilisée".

2. "Je suis pour la suppression de 500 000 emplois publics"

C'est en mars 2016, devant un parterre de dirigeants d’entreprises, à la Fondation Concorde, que le candidat à la primaire Les Républicains avait plaidé pour la réduction de la dépense publique de 110 milliards d’euros en 5 ans. Une économie qui ne se ferait qu'à la faveur de la suppression de 500 000 emplois publics, ce qui est plus encore que ce que propose son ancien rival Nicolas Sarkozy.

Heureusement que François Fillon prend ensuite le temps de préciser qu'il "aime les fonctionnaires" puisqu'"ils sont à l'origine de la force de ce pays".

3. Il faut "concevoir les programmes d'Histoire comme un récit national" 

Objectif affiché ? Redonner aux enfants "la confiance dans notre patrie". Une déclaration qui ne rassure évidemment pas la plupart des historiens, pour qui l'enseignement de l'Histoire ne doit pas revêtir de mission politique.

Or, pour François Fillon, la colonisation visait à "partager sa culture" :

Vu comme ça...

4. "Il faut pouvoir passer par-dessus les syndicats"

En réaction aux manifestations qui ont entouré les débats sur la loi Travail, l'ancien chef du gouvernement de Nicolas Sarkozy avait dénoncé un comportement allant "à l'encontre de la démocratie". Pour François Fillon, cette grogne était motivée par la peur des syndicats de perdre leur rôle dans le dialogue social.

"Ils sont terrorisés à l'idée que les salariés puissent négocier directement avec la direction des entreprises parce que ça fera la démonstration qu'il y a un autre dialogue social possible", avait-il développé sur RTL en juin.

5. Il faut s'unir aux Russes et "aider le régime de Bachar Al-Assad"

Sur son CV, François Fillon peut se targuer d'avoir dans ses hobbies une amitié avec Vladimir Poutine, née à l'époque où ils étaient tous les deux premiers ministres. Depuis, l'ancien premier ministre défend régulièrement  l'idée d'une coalition avec les Russes et les Iraniens afin de contrer l’organisation État Islamique en Syrie, quitte à s’allier avec le président syrien Bachar Al-Assad.

"Il faut aider le régime de Bachar Al-Assad, qui, avec tous les défauts qui sont les siens, est sur le point de tomber", proposait-il en septembre 2015 sur Europe 1.

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