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Primaire de la droite : Fillon et Juppé lancent les hostilités avant le second tour

Les deux adversaires seront départagés au second tour de la primaire de la droite et du centre, dimanche 27 novembre.
Les deux adversaires seront départagés au second tour de la primaire de la droite et du centre, dimanche 27 novembre. Oel Saget, Kenzo Tribouillard, AFP.

François Fillon et Alain Juppé, qualifiés pour le second tour de la primaire de la droite, se sont exprimés à la télévision lundi soir. Le premier s'est montré confiant en ses chances et le second a taclé le programme de son adversaire.

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Déterminés et prêts à en découdre, c'est ainsi que sont apparus à la télévision, sur deux chaînes différentes, les deux finalistes de la primaire de la droite et du centre. François Fillon, arrivé en tête au 1er tour avec 44,1 % des voix, a affirmé lundi 21 novembre au soir sur TF1 qu'il "ne [craignait] pas le retournement" de l'électorat au second tour dimanche.

>> À lire sur France 24 : "Primaire de la droite : la surprise Fillon"

"Je crois que les Français qui ont choisi, alors que tout le système politico-médiatique leur indiquait que je n'avais aucune chance avec mon programme (...) pour qu'ils aient choisi à un pourcentage aussi élevé de me soutenir, c'est qu'ils ont adhéré à ce projet", a-t-il déclaré. "Donc, je ne crains pas le retournement", a dit l'ex-Premier ministre, qui affrontera dimanche Alain Juppé,

"Ça fait des mois que je vous dis que les électeurs ne se laisseront pas impressionner par un scénario écrit à l'avance", a-t-il martelé.

Fillon, "d'une très grande brutalité sociale"

Alain Juppé, qui a rassemblé 28,6 % des voix au premier tour, est quant à lui parti à l'assaut des positions défendues par François Fillon, dont le programme économique est selon lui "d'une très grande brutalité sociale" et dont la conception de l'organisation de la société "traditionaliste".

"Je n'ai jamais hésité une seconde à continuer le combat", a-t-il déclaré sur France 2, démentant la rumeur selon laquelle il avait envisagé de renoncer dimanche soir. "Je vais mettre toute la gomme", a-t-il ajouté, disant attendre "beaucoup du prochain débat" télévisé de jeudi.

>> À lire sur France 24 : "Alain Juppé peut-il refaire le coup de Chirac en 1995 ?"

Il a estimé que le ralliement de Nicolas Sarkozy, battu dimanche, à François Fillon ne relevait pas du hasard. "Ce qu'on voit aujourd'hui, c'est la reconstitution de l'équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigé de 2007 à 2012", a-t-il souligné.

"Sur le plan économique, son programme est d'une très grande brutalité sociale. Supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires, porter la durée du travail dans la fonction publique dès 2017 à 39 heures, augmenter la TVA de 16 milliards d'euros sont des mesures d'une brutalité telle que certaines sont inapplicables", a-t-il poursuivi.

L'autre angle d'attaque est sociétal. "François Fillon appartient à une famille traditionaliste, moi je suis plus ouvert au modernisme, je me sens plus proche du pape François que de Sens commun ou de la Manif pour tous (les mouvements contre le mariage homosexuel-NDLR)", a estimé Alain Juppé en critiquant les "ambiguïtés" de son rival sur le droit à l'avortement.

"On est dans une caricature"

Interrogé au même moment sur TF1, François Fillon a répliqué : "On est manifestement dans une caricature, dans une tentative pour essayer de remonter la pente."

Alain Juppé se juge aussi mieux placé que François Fillon "pour faire échec à Marine Le Pen". "La grande question que doivent se poser nos électrices ou nos électeurs, c'est de savoir [qui est] celui qui sera le mieux à même de rassembler pour barrer la route au Front national d'un côté et naturellement faire échec à la gauche qui n'est pas morte, contrairement à ce qu'on dit", a-t-il conclu.

>> Pour voir l'infographie des programmes des deux candidats, cliquez ici

Avec AFP

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